Dossier
09/02/2007
Elles pratiquent la boxe, elles racontent...
Solange, 25 ans, Val de Marne : "La boxe est pour moi un sport vraiment féminin"
"J'ai commencé la boxe française à l'âge de neuf ans et demi. En fait, c'est mon grand frère, de 7 ans mon aîné, qui en faisait, et quand il rentrait de ses entraînements je le chahutais, je faisais semblant de boxer avec lui. En voyant ça, il m'a dit que l'entraîneur faisait un cours pour les petits : j'ai essayé et j'en ai fait pendant 11 ans tant ça m'a plu. J'ai arrêté simplement car j'arrivais à un âge où les examens, les cours, ne me permettaient plus d'en faire vraiment. En fait de loisir, je suis passée à la compétition, avec à mon palmarès, vantons-nous un peu, un titre de vice championne de France 1997, la gloire ! Bref, la boxe c'est pour moi un sport vraiment féminin dans la mesure où il demande et favorise la souplesse, l'agilité, la rapidité. Ça permet de se dépasser car certains coups réclament de la technique (coups sautés, tournants, voire les deux à la fois…), donc on recommence tant qu'on ne réussit pas. Ça m'a aidée aussi parce qu'un sport compense la fatigue mentale par de la fatigue physique, donc fait un bien fou au moral quand on ne l'a pas. Et puis, les entraînements font qu'on a une bonne sangle abdominale : donc un ventre assez plat, ce que recherchent les filles. Alors, est-ce qu'on se prend des coups ? Oui, mais en entraînement on ne les "porte" pas, donc on ne se fait généralement pas mal. Une dernière chose : si on en fait beaucoup et qu'on arrête, attention aux rondeurs qui s'installent vite ( du vécu !). Il n'y a pas de club dans ma ville mais dans celle d'à côté. Je suis tentée de reprendre, peut-être l'année prochaine."
July, 24 ans, Dampierre : "C'est très satisfaisant de se dépasser constamment"
Aude, 27 ans, Saint-Rémy-lès-Chevreuse : "J'avais envie de
taper" "Je fais de la boxe française depuis un an et demi. J'ai toujours voulu en faire, je ne saurais pas trop expliquer pourquoi. Je crois que j'étais attirée par l'idée de taper, c'est vrai que c'est ce qui me plaît. J'ai peut-être un fond de frustration de ne pas pouvoir le faire dans la vie. En tout cas, ça défoule, ça calme et ça vide. Je me sens mieux après un cours, détendue, après le boulot c'est essentiel. Et puis j'ai eu un bébé, j'avais besoin de me remettre en forme, de récupérer ma ligne. Il se trouve que c'est un sport complet, on utillise les bras et les jambes. Je me suis remusclée, je suis plus ferme aussi des fesses et des abdos. Je n'ai pas pu y aller ces derniers temps pour des raisons de santé, je me sens plus molle et j'ai grossi. J'y retourne bientôt heureusement. J'aime aussi l'idée de me dépasser. Je me bats contre des hommes, c'est très agréable. Je peux y aller à fond sans avoir peur de leur faire mal. Et je remarque mes progès, c'est valorisant."
Marie Guerre, Journal des Femmes
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