Maladie d'Alzheimer : conseils pour les aidants

Comment parler à un malade d'Alzheimer ? Que lui faire à manger ?... Voici des conseils pratiques pour aider les aidants à face à un malade atteint de la maladie d'Alzheimer.

Voici une liste conseils bien utiles lorsqu'on aide au quotidien un malade d'Alzheimer  

- Parlez au malade en vous mettant face à lui, à sa hauteur de façon à capter son regard. Souriez-lui.
- Appelez-le par son prénom, touchez-le et établissez le contact des yeux.
- Suivant le stade de la maladie, rappelez qui vous êtes et ce que vous faites.
- Parlez calmement, amicalement, de façon rassurante.

- Pour transmettre un message, parlez clairement et distinctement, sans crier, utiliser des phrases courtes.

- Evitez les phrases qui vont mélanger plusieurs actions.

​​- Simplifiez lui la tâche en la décomposant. Donnez lui le sentiment d’être utile, en lui confiant de petites occupations domestiques.

- Encouragez-le, valorisez ses actions.
- Vous ne devez jamais répondre à la colère par l’agressivité.

- Poursuivre des activités cérébrales (les efforts intellectuels sollicitent moins le cerveau que l'activité physique). Cependant, il ne faut pas les négliger. La lecture serait l'une des activités qui solliciterait le plus le cerveau.


Nos conseils alimentaires : 

Certaines études montrent que la consommation régulière de vin rouge en petites quantités protégerait contre cette pathologie : elle devient contre indiquée en cas de maladie déclarée compte tenu de son influence sur les capacités cognitives.

Les résultats d'une étude sur près de 3000 participants américains de 75 ans et plus ont montré que si la consommation modérée d'alcool (1 à 2 verres/jour) réduit le risque de démence chez les personnes âgées, une consommation excessive (au-delà de 3 verres/jour) présente l'effet inverse et peut causer des lésions cérébrales pouvant entraîner Alzheimer. Et ceci, indépendamment du type de boisson alcoolisée (vin, bière, apéritifs...). "L'éthanol, contenu dans l'alcool, a un effet vasodilatateur. Il peut durablement perturber la circulation sanguine dans le cerveau et altérer le système nerveux", explique le Dr de Reynal." 

Un à deux petits verres de vin, mais pas plus, sont donc autorisés.

Pensez à favoriser l'huile d'olive, les viandes blanches (volaille, porc), les huiles de colza, de soja, de sésame ; les poissons gras comme le saumon, l'anchois, le hareng, le maquereau, les sardines. Vous ajouterez à cela des fruits et légumes en bonnes quantités au moins 5 différents par jour. Privilégiez également la cuisson à la vapeur, grillée ou en papillote. 

Une tasse à café (surtout pour Mesdames !) serait plutôt protecteur.

Levez le pied sur les fromages, la charcuterie, le beurre, la crème... Mais n'oubliez pas de vous faire plaisir ! 
30 à 40% des malades peuvent perdre du poids avant que le diagnostic de la maladie ne soit effectué.

Le fer contenu dans la viande rouge augmente le stress oxydatif et joue un rôle dans le développement de la maladie d'Alzheimer, bien qu'essentiel au bon fonctionnement de nos cellules. Selon les études, le fer est donc nocif lorsqu'il est présent en trop grandes quantités dans l'organisme. Il favorise la formation de radicaux libres et peut endommager les tissus, notamment du cerveau qui y est très sensible. Cependant, le fer reste indispensable. 
A retenir : "Consommez de la viande ou des œufs riches en fer 5 fois/semaine à raison d'une fois/jour, et mangez du poisson les 2 autres jours. Vos besoins sont ainsi couverts sans stress oxydatif", indique le Dr Béatrice de Reynal.