Lutte contre le gaspillage alimentaire, on avance…

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, ce ne sont pas moins de sept millions de tonnes de déchets alimentaires qui sont jetés chaque année dans l’hexagone. L’objectif noble et ambitieux qui est fixé aux Français est de réduire ce chiffre de moitié. Pour cela, les moyens mis en œuvre doivent être à la hauteur de l’ampleur et de la difficulté de la tâche.

Les actions menées auprès des jeunes :

Si des efforts sont attendus auprès de la grande distribution et les industries agroalimentaires, la lutte anti-gaspi est aussi l’affaire de tous. Cette action citoyenne trouve alors toute sa place dans les restaurants scolaires. Sensibiliser les enfants au problème, c’est s’assurer que les générations futures seront soucieuses de l’environnement et de l’importance de préserver ce qui est essentiel. Pourtant, si quelques actions sont menées sporadiquement dans des établissements, elles sont loin d’être suivies par l’ensemble des restaurants scolaires du territoire.

Manque de temps, de place, de volonté ou défaut d’organisation… Difficile à dire mais les établissements qui ont tenté l’aventure ont des résultats qui méritent d’être relayés.

C’est ainsi que le collège Jules Grévy de Poligny en Franche-Comté a obtenu le deuxième prix anti-gaspi délivré par le ministère de l’agriculture en 2014 avec une action nommée : "le gaspillage ne passera pas par nous". En 5ème position, c’est encore une école qui se démarque avec le projet : "dis moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu jettes".  Enfin, il faut également féliciter l’école  de Saint Georges des Coteaux en Charente-Maritime qui s’est engagée à respecter une charte visant à lutter contre le gaspillage alimentaire. Les élèves sont très impliqués dans cette action et s’astreignent à observer des gestes simples. La pesée quotidienne des restes des assiettes vient confirmer l’intérêt d’une telle démarche avec d’ores et déjà une réduction de 40% des déchets. Ces résultats plus qu’encourageants peinent pourtant à faire des émules.

Suppression de la DLUO :

La semaine dernière, le sénat s’est prononcé en faveur de la suppression de la Date Limite d’Utilisation Optimale (DLUO). Cette mesure permet de conserver uniquement la Date Limite de Consommation (DLC) et de limiter la confusion extrêmement courante qui était faite entre les deux. En effet, de nombreux produits encore consommables était jetés ou retirés de la vente car la DLUO était dépassée. En réalité, contrairement à la DLC, le dépassement de la DLUO ne posait pas de problème sanitaire. 

Implication de la grande distribution et des associations :

Enfin, une dernière action doit être soulignée. Elle se situe au niveau des associations en charge de la distribution des denrées alimentaires aux plus démunis. C’est dans les prochains jours que le gouvernement donnera sa position concernant le don des denrées alimentaires invendues par les grandes surfaces. Une initiative de la Banque alimentaire de Bordeaux et de la Gironde va plus loin et prévoit la valorisation des fruits non distribués en les transformant en confiture, avec à la clé, la réinsertion de 5 personnes dans la vie professionnelle.

Pour aller plus loin : http://alimentation.gouv.fr
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