Le pain fait-il vraiment grossir ?

Les idées reçues en diététique ont la vie dure ! Il est toujours bon de rappeler qu’aucun aliment n’est interdit lorsque l’on souhaite contrôler son poids. Tout est une question de proportions et le pain ne fait pas exception à cette règle. Loin d’être banni des régimes, il peut même s’avérer utile... A condition de bien le choisir.

Rares sont ceux qui n’aiment pas le pain mais il arrive qu’il soit totalement supprimé de l’alimentation dans l’espoir de perdre quelques kilos. Il est vrai qu’avec 280 calories aux 100 g la baguette n’est pas l’aliment minceur par excellence. Pourtant, le pain a des atouts nutritionnels dont il est dommage de se priver. En effet, il est quasiment sans matières grasses, il apporte des protéines et des fibres dans des proportions non négligeables et c’est une excellente source de glucides complexes.

Des bonnes fibres :

Le pain est une intéressante source en fibres. La baguette classique en apporte en moyenne 3 g pour 100 g, cette valeur peut-être multipliée par trois pour le pain complet. Les besoins quotidien en fibres sont de 25 g par jour et généralement, nous peinons à les atteindre. Cette source ne doit donc pas être négligée.

De bons sucres :

Avec une proportion d’amidon de l’ordre de l’ordre de 40 à 50 g pour 100 g, il participe à couvrir nos besoins journaliers. Il complète donc les pâtes, le riz, la semoule, les légumes secs ou encore les pommes de terre dans notre ration journalière.

Il est particulièrement recommandé de manger du pain aux repas ne contenant aucun autre féculent. En effet, sa présence apportera des sucres lents nécessaires à l’équilibre alimentaire.

Riche en calories mais une aide au contrôle du poids :

Le pain peut vous aider à contrôler votre poids grâce à l’excellente association des sucres et des fibres.

Les sucres complexes contenus dans le pain vont permettre d’éviter une hypoglycémie et les fringales entre les repas. Cela est d’autant plus vrai que la digestion des sucres est ralentie par la présence de fibres. Ces dernières vont abaisser l’indice glycémique du pain (sa capacité à augmenter le taux de sucre dans le sang) et donc moins solliciter une hormone, l’insuline, qui favorise le stockage sous forme de graisse.

Le pain va donc pallier une absence ou une insuffisance de sucres complexes au cours d’un repas et ainsi éviter de grignoter quelques heures après. Il aide à contrôler la faim et il est d’une très grande utilité dans les programmes minceur à condition de l’utiliser au bon moment et dans les bonnes quantités.

Ses points faibles :

Mais le pain peut aussi participer à la prise de poids, s’il est consommé en excès ou associé à d’autres sources de glucides complexes. Vous éviterez donc de rajouter un bout de pain à un repas qui apporte une quantité suffisante de pommes de terre, de légumineuses, de pâtes, de riz ou autres céréales. Si vraiment vous ne pouvez pas manger sans pain (il y a beaucoup de personnes dans ce cas !), vous réduirez tout simplement les quantités des féculents que nous venons de citer en accompagnement. Tous les sucres consommés en excès par rapport aux besoins journaliers sont stockés, vous devez donc avoir un œil vigilant sur ces derniers.

La sélection des blés, les méthodes de panification, l’ajout de gluten exogène, ont entraîné des formes de sensibilités au gluten encore mal connues aujourd’hui et bien distinctes de la maladie cœliaque. C’est pour cette raison que certaines personnes disent mal tolérer le pain. Dans ce cas, le pain au levain qui permet une partie de la dégradation de la gliadine lors de la fermentation peut-être mieux supporté.

Autre point faible du pain, sa teneur en sel. Avec plus de 1,5 g de sel pour 100 g, il se place parmi les principaux aliments responsables de notre surconsommation de sodium. Gare aux personnes faisant de la rétention d’eau, souffrant d’hypertension artérielle ou présentant certaines pathologies rénales.

Crédit photo : saintclair 23 - Fotolia.com