Trop de cholestérol ? Où trouver les bonnes graisses ?

Bien que les 2/3 du cholestérol soit d’origine endogène, c'est-à-dire fabriqué par notre propre corps, la découverte d’une hypercholestérolémie doit amener à observer quelques conseils diététiques et une bonne hygiène de vie visant à prévenir le plus possible le risque de complications cardio-vasculaires.

Le choix des graisses :

Pour simplifier, nous pouvons classer les matières grasses en deux catégories, les matières grasses d’origine animale et celles d’origine végétale. Le cholestérol est de manière générale contenu dans les graisses animales également riches en graisses saturées. Elles sont mauvaises pour le cœur et les artères, il faudra donc dans la mesure du possible limiter leur apport. Les matières grasses d’origine végétale sont, quant à elles, dépourvues de cholestérol et souvent riches en bonnes graisses (insaturées), elles aident à prévenir les risques cardio-vasculaires. Il ne s’agit pas non plus bien évidemment d’en abuser.

Concrètement, il faudra donc réduire significativement la consommation des morceaux les plus gras des viandes, les abats, les charcuteries excepté le jambon blanc et contrôler sa consommation de beurre, de crème, de saindoux et de fromages. A noter qu’il est tout à fait possible de manger un peu de beurre ou de fromage le matin si le reste de la journée n’en contient plus. De même, le jaune d’œuf devra être limité à 3 par semaine, je vous conseille par ailleurs de choisir ceux estampillés par le logo « bleu blanc cœur » plus riches en oméga 3.

Les huiles végétales et notamment, l’huile d’olive seront à privilégier. Mais fixer son attention sur les graisses végétales ne suffit pas si les apports en oméga 3 sont défaillants. Vous trouverez ces derniers en bonnes proportions dans l’huile de noix ou de colza par exemple que l’on privilégiera en assaisonnement mais aussi dans les poissons et plus particulièrement les poissons gras comme le saumon, le thon, le maquereau, le hareng ou la sardine.

La place des fibres :

Les fibres sont de véritables pièges à cholestérol, elles facilitent son élimination. Le son d’avoine, les pommes ou les légumineuses (lentilles, pois chiches, pois cassés…) par exemple sont riches en fibres solubles, il vous est donc recommandé d’en consommer.

Les fruits et légumes en général seront privilégiés.

Enfin, les pâtisseries, les biscuits ou les crèmes glacées sont à éviter le plus possible de votre alimentation.

En conclusion, l’alimentation bien qu’elle ne soit pas la source principale du mauvais cholestérol doit être un des facteurs sur lequel nous devons agir pour limiter tous risques de complications cardio-vasculaires. De même, la sédentarité, le stress, le tabac, le surpoids… sont autant d’éléments qu’il faudra traiter en parallèle de ces conseils diététiques.