Conseils pour bien vivre son régime pendant les fêtes.

Chaque année, c’est le même dilemme pour tous ceux qui suivent un programme minceur : céder au plaisir des bons petits plats ou maintenir la perte de poids. Il est évident que les personnes qui ont mis en place un hyper contrôle de leur alimentation vont subir des pressions. Elles vont se retrouver dans des situations inconfortables voire cruelles. En réalité, ce n’est pas le repas qui pose problème mais l’angoisse qu’il génère.

Pourquoi ces repas stressent ?

La faute au sentiment de culpabilité qui laisse sous entendre que si l’on a grossi c’est surtout par manque de volonté. J’entends souvent ces femmes (puisqu’elles sont majoritairement concernées) me dire qu’elles en viennent parfois à éviter les invitations par peur de mettre à mal tous leurs efforts pour mincir. Pire, certaines s’infligent après ces écarts des punitions visant à réduire de manière drastique les apports alimentaires les jours suivants. L’organisme y perd son latin et s’efforce de rétablir la normalité en les poussant à craquer plus facilement par la suite.

Un repas de fêtes c’est du plaisir avant tout !

Rassurez-vous mesdames, c’est une erreur de penser qu’un simple repas peut anéantir une perte de poids bien menée. Évidemment, si vous sortez d’un régime particulièrement restrictif ou hyperprotéiné, il y a des chances pour que votre organisme « en état de manque » saute sur l’occasion pour refaire quelques réserves et la conduite à mener dans ce cas là est plus délicate. C’est peut-être justement le moment pour vous de réaliser à quel point ces programmes sont incompatibles avec une vie sociale et que les risques de reprise du poids sont trop importants par rapports aux énormes efforts à fournir.

Hormis ces cas extrêmes, si vous observez une perte de poids cohérente et bien menée, votre organisme acceptera bien cette petite entorse à un quotidien plus diététiquement correct. Au contraire, ce moment sera pour vous le moyen d’apprécier un bon moment à table et cela vous permettra de mieux tenir dans la durée votre perte de poids. En effet, ces instants où vous vous lâchez vous évitent le sentiment de frustration retrouvé dans de nombreux régimes et qui insidieusement fait monter la pression jusqu’à ce que vous craquiez psychologiquement. Affaiblie, vous ouvrez ainsi la porte à une débâcle et une anarchie alimentaire inéluctable. Inutile de vous dire que la reprise de poids qui fait suite à cette perte de contrôle est douloureuse à vivre et entraine un sentiment de mésestime. Vos signaux sont alors brouillés et l’escalade du poids est à nouveau enclenchée. C’est pour cette raison qu’en acceptant de manger ponctuellement et avec plaisir des plats plus riches que d’habitude, non seulement la prise de poids est à ce moment là quasi-inexistante mais en plus vous vous autorisez le plaisir. La notion d’interdit ainsi supprimée vous y gagnez en sérénité.  Chouchoutée et déculpabilisée, vous mettez toutes les chances de votre côté pour réussir à perdre votre poids durablement.

Mais, me direz-vous, suite à ces repas la balance affiche bien quelques grammes en plus ! Et bien, ce que je viens de vous expliquer, n’en est pas remis en cause pour autant. En effet, les lendemains de repas « copieux », le poids indiqué sur votre pèse personne n’est pas représentatif. Il est faussé par la rétention d’eau liée à des plats toujours plus salés qu’à l’habitude et par le poids des aliments ingérés et qui n’ont pas encore été évacués. A titre d’information, l’ingestion supplémentaire de 9 g de sel (et on peut y être vite) entraine la rétention d’un kilo d’eau. C’est impressionnant mais transitoire, en reprenant une alimentation plus adaptée à ses propres besoins, ce poids est perdu dans les 2 ou 3 jours qui suivent… Il ne restera plus de ce repas que les bons souvenirs !

Je vous souhaite un très joyeux Noël !

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