La première web radio sur les cancers du sein a trouvé son public

La web radio lancée par l’Institut Curie à l’occasion d’Octobre Rose a fermé ses micros voilà quelques jours. Premiers chiffres, premières impressions : l’opération a visiblement séduit.


Plus de 73000 auditeurs cumulés, 1000 connexions quotidiennes au live, 42000 téléchargements de podcasts en un mois : Radio Curie répond visiblement à une attente, comme en atteste d’ailleurs le témoignage de Chris : "Je pense qu’il y a un réel manque d’information et de communication envers les patientes… Merci à vous pour votre émission." Un besoin d’information en France, mais aussi à l’étranger, puisque 16 % de l’audience a été réalisée hors de l’Hexagone, notamment dans les pays francophones du Maghreb, au Canada et en Belgique.



Au fil des émissions, les patientes, leurs proches ainsi que le grand public ont pu découvrir les dernières avancées en matière de recherche contre le cancer du sein, de traitements mais aussi de soins de supports et d’accompagnement. L’attention apportée à la patiente à l’Institut Curie revient d’ailleurs régulièrement dans les témoignages live ou reçus par mail. "Soignée depuis plusieurs mois à l’Institut Curie, je tiens sincèrement à remercier tout le personnel soignant pour sa grande humanité, son professionnalisme, sa disponibilité…", écrit Isab.

Nombreux témoignages

Ces émissions, les témoignages et tables rondes notamment, ont été l’occasion de belles rencontres. Les patientes sont des expertes de leur maladie, très au fait des traitements disponibles, des dernières avancées thérapeutiques… Une piste pour mieux comprendre les interrogations et préoccupations de tous les patients : il faut peut-être adapter le discours du corps médical. Radio Curie a ainsi innové pour rendre l’information plus accessible à toutes.

Et les nombreux témoignages de patients auront probablement été les moments les plus forts. Avides d’échanges, certaines femmes ont particulièrement marqué les auditeurs. L’annonce du diagnostic, les traitements mais aussi l’importance de se projeter dans l’avenir… Si la maladie affaiblit sur certains plans, nombre de patientes en sortent également renforcées dans leur envie de vivre – voire de changer de vie -  et de profiter de tous les moments.



Radio Curie semble avoir par ailleurs été écoutée par des femmes concernées par d’autres types de cancers comme en atteste le témoignage de Myriam : "Dans mon entourage, j’ai 2 exemples de cancers des ovaires détectés bien trop tardivement, une jeune femme d’une trentaine d’années et une personne de 72 ans : merci de parler de ce dépistage-là aussi." Rappelons que pour le cancer du sein comme pour tous les types de cancers, le dépistage précoce permet d’avoir recours à des traitements moins lourds et augmente les chances de survie. En France, les femmes de 50 à 74 ans bénéficient d’un dépistage organisé du cancer du sein : elles sont invitées à réaliser une mammographie gratuite tous les deux ans.

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