Nos kilos sont le reflet de nos émotions

Pourquoi grossit-on ? Très souvent, nous mangeons trop, voire mal, mais qu'est ce qui nous pousse à de tels comportements ? Moi, j'ai envie aujourd'hui de vous parler de nos émotions, celles que nous ne savons pas gérer et qui nous poussent à manger. Conséquence : durée de vie réduite de notre réfrigérateur plein. Trois jours après nous recommençons à faire des courses et passons notre temps à faire tout le nécessaire pour le vider. Comme si c'était plus fort que nous, dans ces moments de mal être, le choix devient simple, se remplir au lieu de se nourrir.

Triste, heureux, moral au ras des chaussettes, stress… Le chocolat m'appelle !

Pourquoi le stress, l'ennui, l'anxiété, la peine, le ras-le-bol de tout, nous fait manger ? Que recherche-t-on ? Un apaisement, remplir un vide, un réconfort ou un "je ne sais quoi", impossible à définir ? Pour moi, c'était un moyen d'affronter plus facilement les événements de la vie, mais c'était aussi une sorte d'aide pour affronter avec force le monde dans lequel nous vivons ou simplement un bouclier pour ne pas souffrir, une parade pour apaiser nos émotions. Une solution pour évacuer nos problèmes en les glissant sous le tapis jusqu'à la prochaine fois.

Le réconfort, par le biais du chocolat pour certains, du fromage pour d'autres, ou de l'alcool parfois. Le moyen le plus efficace pour mettre en mode pause nos émotions, et camoufler ce que l'on ressent.

D'ailleurs ce réconfort recherché, vous l'obtenez dès la première bouchée de chocolat. Manger aliment sur aliment jusqu'à ne plus en pouvoir nous fait du mal même si nous avons l'impression que cela nous apaise. En fait, cela nous fait grossir, sans parler de la culpabilité après coup. Pendant longtemps, je me suis sentie nulle et sans le moindre courage pour résister lors de mes envies. Et le lendemain, ça recommençait.

Manger pour compenser une émotion c'est manger sans faim et sans fin. Nous sommes quand même sélectives dans nos choix : il ne nous vient jamais à l'idée de croquer dans une grosse endive pour apaiser notre stress. Zut alors, et si on changeait les choses ?

Refuser que le "miam-miam" soit notre seul ami, car ces compagnons de route (chocolat, biscuits, miel, fromages, pain, bonbons, pâté...) si discrets, prennent possession de notre corps sous forme de bourrelets bien visibles. Alors que nous rêvons d'une ligne harmonieuse dans nos jolies petites robes, nos jupes, notre bikini les filles... Et non "big kini" !

Que faire contre nos démons de la fringale, du grignotage et du n'importe quoi ?

Parfois rien, car il nous sera impossible d'arrêter. Mais parfois le changement fonctionne, surtout quand la volonté est là :

- Prendre une collation pour fractionner sa journée.

- Faire la différence entre la faim et une envie (se poser la question).

- Se déprogrammer du réflexe je me sens mal dans ma peau : il faut que je mange.

- Tenter un maximum de diminuer la fréquence. Si sur 5 fois on en maîtrise 2, c'est déjà pas mal.

- Trouver un dérivatif hors nourriture.

L'apaisement, le bien-être, la détente, et le fait de déstresser... peuvent aussi s'obtenir par le sport, la marche, la natation, le tricot, la respiration, le repos, un bain, une pause, une sieste... Il faut trouver un exutoire pour évacuer ses tentions. Exemple pour évacuer la colère, j'ai lu quelque part qu'il fallait crier très fort au milieu d'une forêt. Ah super ! Mais quand on habite en ville ? Eh bien, voilà ma solution : prenez un oreiller et criez très fort dedans mais assurez-vous avant que votre mari n'est pas là sinon je ne vous dis pas, sa réaction !
Et si vous essayiez de respirer un bon coup. Ça détend les épaules et on se sent mieux. Certains feront de la sophrologie, prendront un bon bain, s'occuperont d'eux, prendront des cours de yoga, feront de l'acupuncture… Personnellement, j'ai peur des aiguilles. :(
Cherchez ce qui vous ressemble le plus, car votre solution n'est pas dans le frigo. Parlez, demandez de l'aide, il faut que ça sorte, car la nourriture ne réglera rien mais cela vous le savez ! Ce ne sera qu'un pansement sur une plaie mal nettoyée.

Et rappelez-vous, nous n'avons qu'un capital santé. Bichonnez-vous, vous le méritez bien, avec tout ce que vous faites pour les autres...

À trop donner aux autres on s'oublie... alors pensez à vous.

Courage, tenez bon ! A très bientôt.

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