Hypertension : les femmes de plus en plus concernées Peu de symptômes, quel que soit l'âge

avant 40 ans et sans antécédent, un contrôle annuel de la pression artérielle
Avant 40 ans et sans antécédent, un contrôle annuel de la pression artérielle est suffisant. © Arto - Fotolia

La mortalité cardiovasculaire reste la première cause de mortalité féminine en France, devant les cancers.

Depuis quelques années on observe une diminution des décès par maladies cardiovasculaires en général, mais surtout chez les hommes. La diminution est moins nette chez les femmes, notamment parce qu'elles sont de plus en plus nombreuses à fumer.

Pourtant, l'hypertension artérielle reste méconnue alors que des traitements efficaces existent. Le principal problème, c'est qu'elle est le plus souvent asymptomatique. "Il faut que la tension atteigne un niveau très élevé pour ressentir des symptômes, explique le Pr Jean-Jacques Mourad, président du Comité français de lutte contre l'hypertension. D'où l'importance capitale de se faire contrôler, même quand on pense que tout va bien."

La plupart du temps, il n'y a pas de symptôme, le diagnostic ne peut donc être posé qu'à partir des mesures de la tension. "Parfois, des maux de tête, des bourdonnements d'oreille ou des essoufflements à l'effort sont constatés par les patients, mais généralement lorsque le diagnostic est déjà posé."

L'âge, l'hérédité et l'environnement en cause

Il existe deux types d'hypertension. Dans 95% des cas, on parle d'hypertension artérielle essentielle. "Elle est principalement due à l'âge, à l'hérédité et au mode de vie", détaille le Pr Mourad.

Pour les 5% restant, c'est de l'hypertension secondaire. "Les causes sont secondaires, ça veut dire qu'on peut les traiter et même guérir l'hypertension. L'origine peut être hormonale, c'est courant chez les femmes. Une fibrodysplasie, une anomalie de la paroi des artères des reins, peut également être à l'origine de l'hypertension artérielle de la femme jeune", précise le médecin.

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