Hémophilie : une vie normale aujourd'hui Traitement de crise : à faire soi-même

en cas d'hémorragie, il faut injecter au plus vite la protéine manquante dans le
En cas d'hémorragie, il faut injecter au plus vite la protéine manquante dans le sang, ce que les malades ou leurs proches peuvent faire eux-mêmes. © Jonathan Vasata - Fotolia.com

Il y a 100 ans, l'espérance de vie d'une personne hémophile ne dépassait pas 30 ans. Aujourd'hui, elle est proche de celle des "non hémophiles". Et c'est sans aucun doute grâce aux progrès prodigieux réalisés en termes de traitement.

Le plus important, sur le plan vital, c'est avant tout de pouvoir enrayer rapidement une hémorragie lorsqu'elle survient. On limite ainsi la perte de sang et les dégâts provoqués sur l'organisme par un gros hématome. La solution consiste à injecter la protéine manquante aussi tôt que possible après l'hémorragie. Auparavant le traitement était constitué à base de plasma humain, ce qui a déclenché des problèmes, au moment de l'affaire du sang contaminé. Aujourd'hui, on peut également utiliser des produits synthétiques dits "recombinants" qui produisent le même effet.

Nul besoin de se rendre à l'hôpital ou chez le médecin pour procéder à cette injection : les hémophiles et leurs proches peuvent suivre des formations afin d'apprendre à faire eux-mêmes les injections (dès l'âge de 12 ans). Il s'agit d'une simple intraveineuse.

Toutes les informations nécessaires vous seront fournies dans les centres de traitements de l'hémophilie, qui sont présents sur tout le territoire. C'est le lieu de référence où les hémophiles peuvent recevoir leur traitement, être suivis par des médecins spécialistes et obtenir des conseils pour la vie au quotidien.

Sommaire