8 chiffres à connaître pour prévenir l'infarctus Les deux premières heures sont déterminantes

les véhicules du samu sont équipés pour administrer les premiers traitements.
Les véhicules du Samu sont équipés pour administrer les premiers traitements. © Yannik Labbe - Fotolia.com

Les deux premières heures après le début de l'infarctus sont déterminantes. Le gain de survie est d'autant plus important que le rétablissement du flux sanguin est rapide et durable. De fait, lorsque le traitement est administré lors de la première heure qui suit l'infarctus, la mortalité est réduite de 50 %. Dans les deux heures, elle est réduite de 30 %. C'est bien pour cela qu'il est si important d'avoir appelé le 15 : une fois au domicile du patient, les médecins du Samu peuvent d'ores et déjà effectuer les premiers soins d'urgence, avant même d'arriver à l'hôpital.

Comment on traite un infarctus ?

Deux grands types de traitements sont possibles pour rétablir la circulation sanguine dans l'artère bouchée et ainsi permettre à nouveau une oxygénation du cœur. La première, c'est l'angioplastie, qui consiste à mettre en place, pendant une coronarographie, un petit ballonnet gonflable au niveau de la zone rétrécie. Il est d'abord gonflé pour écraser la plaque d'athérome, puis dégonflé afin de rouvrir la voie à la circulation sanguine. Souvent un stent est posé juste après afin de maintenir l'ouverture durablement. Cette opération se fait sous anesthésie locale dans un centre médical spécialisé.

Seconde méthode : la thrombolyse. Elle est utilisée lorsque la coronarographie n'est pas possible (centre hospitalier pas accessible dans un délai court). Elle consiste à injecter dans une veine du bras un médicament appelé thrombolytique, qui va dissoudre le caillot et rétablir la circulation sanguine.  

Bien sûr, plus on agit tôt, plus ces traitements seront efficaces.

 

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