Ces traitements qui protègent de l'infarctus Pontage : au cas par cas

Vous avez des stents mais vous vous demandez peut-être si vous pourriez avoir besoin d'un pontage ? "Il n'y a que des cas particuliers", insiste le Pr Cassagnes. Tout dépend du patient : combien a-t-il de rétrécissements ? Concernent-ils les mêmes vaisseaux ou pas ? Les lésions sont-elles simples ou complexes ? Bref : en fonction de la sévérité du cas, on va s'orienter plutôt vers la chirurgie ou plutôt vers l'angioplastie. Les deux méthodes sont donc complémentaires.

Il faut savoir que l'angioplastie reste la technique la plus fréquente (125 000 par an pour 20 000 pontages) et aussi la moins traumatisante pour le patient. Et pour cause, la durée d'hospitalisation est réduite, l'intervention est rapide et ne nécessite pas d'anesthésie générale et le patient peut reprendre son travail rapidement.

Dans 95% des cas, la décision de faire une angioplastie se prend au cours de la coronarographie de manière évidente. En revanche, pour 5% des cas les plus complexes, chirurgiens et radiologues, vont discuter afin de choisir la thérapeutique la plus adaptée à ses lésions et au profil du patient. "On calcule un score de risque qui prend en compte toute une liste de facteurs tels que l'âge, la présence d'une hypertension ou d'un diabète, la qualité de la fonction rénale, etc. Il est bien évident que pour un patient de plus de 85 ans, le pontage est beaucoup plus risqué que s'il en a 45", précise le Pr Cassagnes.

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