Causes et traitements de l'hypertension artérielle L'hypertension artérielle, un phénomène silencieux

le coeur est la pompe du corps humain.
Le coeur est la pompe du corps humain. © Laboratoires Servier

Pour comprendre l'hypertension, il faut d'abord maîtriser une notion plus générale : la pression artérielle. Elle désigne la puissance avec laquelle le cœur envoie le sang dans tout notre organisme. Cette puissance est exprimée par deux chiffres, généralement sur le mode 12/7, par exemple. En fait, il s'agit respectivement, dans ce cas, d'une pression de 120 mm et de 70 mm de mercure.  Le premier chiffre désigne la pression artérielle systolique, lorsque le cœur se contracte pour propulser le sang.

 Le deuxième chiffre désigne la pression artérielle diastolique, lorsque le cœur est au repos.

La tension idéale de référence, c'est 12/7. Mais ces chiffres varient :

  Avec l'âge : les enfants ont généralement une tension plus basse, les personnes de plus de 55 ans, légèrement plus haute.
  Selon le sexe : les hommes ont souvent une tension un peu plus élevée que les femmes. Mais on constate qu'elles les rattrapent généralement après la ménopause.

On parle d'hypertension (HTA) lorsque la pression artérielle est jugée trop élevée. Les médecins ont fixé 14/9 comme seuil au-delà duquel on est considéré hypertendu. "Ce seuil a été fixé car on a remarqué après diverses études qu'à partir d'une telle pression artérielle, les ennuis commençaient, explique Jean-Jacques Mourad, médecin spécialiste de l'hypertension de l'hôpital Avicenne, à Bobigny. Le souci, c'est que la plupart du temps, l'hypertension est au départ totalement asymptomatique. On ne n'en aperçoit qu'à la faveur d'un contrôle de tension chez son médecin ou lorsque c'est trop tard et qu'un accident cardiovasculaire survient." L'hypertension peut atteindre des degrés divers, du "stade 1" à l'hypertension "sévère".

14 millions de Français hypertendus

Il est difficile de pointer les causes précises de l'apparition d'une hypertension car elles sont étroitement imbriquées avec ses conséquences. Bref, l'éternelle question de l'œuf ou de la poule, version médicale. Dans 90 % des cas, on parle d'hypertension artérielle essentielle, c'est-à-dire sans cause précise. "On a tout de même remarqué qu'au tout début de l'apparition de l'hypertension, les plus petits vaisseaux de notre organisme se transforment, précise Jean-Jacques Mourad. Ils s'épaississent et perdent ainsi une partie de leur capacité de dilatation. Associé à d'autres facteurs, cela pourrait déclencher l'hypertension." Dans les 10 % des cas restants, l'hypertension est dite secondaire car elle est consécutive à une autre pathologie telle qu'une affection rénale, par exemple.

 

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