Prendre soin de sa tension pour protéger son cerveau D'autres moyens de prévenir Alzheimer ?

Mais au fait, qu'est-ce qui cause la maladie d'Alzheimer ? Connaît-on des facteurs de risques bien déterminés, hormis l'hypertension artérielle citée précédemment ?Actuellement, rien ne permettrait de savoir si l'on est susceptible d'être atteint ou pas d'Alzheimer. Selon le vieil adage populaire, seul l'avenir le dira. Si de nombreuses pathologies peuvent être évitées en adoptant un mode de vie sain (alimentation équilibrée, exercices réguliers, sommeil satisfaisant, etc.), ça n'est pas nécessairement le cas pour Alzheimer. Nombre d'études ont crié au scoop en affirmant que tel ou tel facteur permettrait de limiter les risques d'apparition. Hélas, il reste pour l'instant impossible de déterminer avec certitude des facteurs préventifs de la maladie.

Autres facteurs de risques soupçonnés

Les facteurs impliqués dans maladies cardiaques constituent également des facteurs de risque d'Alzheimer. Hormis la pression artérielle, les radicaux libres et les réactions inflammatoires sont également soupçonnés d'aggraver le risque de développer la maladie. Enfin, de récentes études ont par exemple suggéré un lien entre le diabète de type 2, celui où le taux d'insuline sanguin est trop élevé, et Alzheimer. Ces points restent controversés pour le moment, ces informations sont donc à prendre avec précaution.

Des oestrogènes, de longues études ou du ginkgo ?

La maladie d'Alzheimer étant amenée à devenir l'une des principales préoccupations de santé publique dans les années à venir, les études visant à trouver un facteur préventif se multilplient.

Les antioxydants, dont le rôle préventif contre les maladies cardiovasculaires et bien d'autres affections, a été exploré par les chercheurs. En particulier, plusieurs études aux conclusions contradictoires ont tenté de voir si la supplémentation en vitamine E ou/et en sélénium pouvait être bénéfique aux personnes âgées, sans certitude pour l'heure.

Autre piste explorée par les chercheurs, celle des oestrogènes chez les femmes. Dans la mesure où ces hormones leur permettent de se protéger des symptômes de la ménopause, alors pourquoi pas de la démence ? Là encore, rien de bien concluant dans les études scientifiques. Au contraire, les hormones sexuelles féminines semblent avoir un effet délétère sur la santé mentale des patientes et accroître le risque de développer une démence.

Le niveau culturel est également une composante importante dans l'apparition plus ou moins tardive de la maladie. Plusieurs études ont démontré que les personnes avec un niveau d'étude élevé développaient la maladie plus tard que les personnes du même âge avec un niveau d'étude moindre. Selon le Pr Dubois, "c'est comme si ces personnes disposaient d'une réserve cognitive. Plus elle est importante, plus la maladie apparaîtra tardivement." Par contre, une fois que la personne est âgée, l'activité culturelle semble jouer un rôle moins important que dans la jeunesse. Néanmoins, pratiquer une activité cognitive simple telle que lire un journal, jouer aux échecs ou bouquiner ne peut être que bénéfique au patient.

Le ginkgo biloba, extrait des feuilles du ginkgo, pourrait prévenir les démences et le déclin cognitif chez les personnes âgées. Son rôle préventif ou curatif dans la maladie d'Alzheimer n'a pas pu être mis en évidence par les nombreuses études cliniques à ce sujet.

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