Mesurer la pression artériellle chez le médecin

La plupart du temps, c'est votre médecin traitant qui va mesurer votre pression artérielle. Aujourd'hui, deux méthodes coexistent.
avant de prendre la tension de son patient, le médecin doit le mettre à l'aise,
© Richard Villalon - Fotolia.com Avant de prendre la tension de son patient, le médecin doit le mettre à l'aise, afin de faire retomber la pression liée au stress.

 Il peut procéder "à l'ancienne", avec un stéthoscope et un brassard placé au niveau du bras, qu'il va enserrer fortement, avant que la pression ne soit relâchée petit à petit. C'est au médecin de guetter, via le stéthoscope, le mouvement de la circulation sanguine, pour déterminer la pression. "La méthode comporte donc fatalement des risques d'erreur", note le Pr Mounier-Vehier.

 Aujourd'hui, l'appareil électronique est souvent privilégié. Entièrement automatique, il suffit de le placer autour du bras et il effectue le travail tout seul, grâce à un ordinateur interne qui évalue la déformation des artères au passage du sang.

Pour obtenir la mesure la plus fiable possible, le médecin doit respecter quelques principes de base.

- Ne jamais prendre le mesure de la pression juste à l'arrivée du patient. Faire un petit entretien de quelques minutes avant de passer à l'auscultation, sinon les mesures risquent d'être faussées, le patient n'étant pas au repos (rythme cardiaque et pression sont donc amplifiés).

- La pression artérielle doit être mesurée alors que le patient est en position assise.

- Les mesures doivent être effectuées trois fois, à une ou deux minutes d'intervalle. On choisira les chiffres les plus bas comme pression artérielle officielle.

Stressantes blouses blanches

Ce n'est pas tout. Le médecin doit être attentif à un phénomène bien particulier : le célèbre stress de la blouse blanche. En effet, beaucoup de patients arrivent stressés dans le cabinet du praticien, à l'idée de subir un examen ou de recevoir un diagnostic inquiétant. Leur rythme cardiaque et leur pression artérielle se trouvent donc augmentés et ne sont pas représentatifs de leur état normal. "Je dirais que c'est le cas d'environ 30 % des patients, commente le Pr Mounier-Vehier. Cette proportion peut même atteindre 50 % chez les enfants dont le système nerveux est très réactif et 60 % chez les plus de 65 ans." Pour déterminer si son patient souffre de ce fameux syndrome (totalement bénin, soit dit en passant, et qui se dissipe dès la sortie du cabinet), le médecin doit guetter d'autres signes, souvent également présents, comme l'apparition d'urticaire ou une tachycardie.

"Si le médecin a un doute quant à une hypertension liée au stress de la blouse blanche, il va prescrire, avant de traiter, la pose d'un holster, qui va mesurer la pression artérielle sur 24 h."

Autour du même sujet

  • Botox® : aussi en médecine - Botox® : aussi en médecineSantéNeurologie
  • Le Conseil de l'Ordre - Guérisseurs, médecins, médicamentsSantéMagazine
  • Les règles d'or - Guérisseurs, médecins, médicamentsSantéMagazine
  • Méfiez-vous des imitations... - Guérisseurs, médecins, médicamentsSantéMagazine
  • Réponses poids - Réponses - medecins - poidsSantéNutrition
  • Jean-François, 64 ans, généraliste - Pénurie de médecinsSantéMagazine
  • Catherine, 21 ans, externe - Pénurie de médecinsSantéMagazine
  • Réponses - medecins - poidsSantéNutrition
  • Reposes-medecin-nutrition - Reponses-medecin-nutritionSantéNutrition
  • Image médecin traitant - Français et système de santéSantéMagazine
  • Plus de contenus similaires Moins
Thèmes :
A VOIR EGALEMENT
Votre avis sur cette publicité