AVC : agir vite pour limiter les séquelles De lourdes séquelles qui altèrent le quotidien

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Après un AVC, 1 personne sur 5 décède dans le mois qui suit, les 3/4 des survivants gardent des séquelles définitives et 1/3 devient dépendant. © koratmember - Fotolia.com

Première cause de handicap non traumatique chez l'adulte en France, l'attaque cérébrale laisse la plupart du temps de lourdes séquelles, qui altèrent le quotidien des malades. Certains retrouveront 100 % de leurs capacités initiales et l'accident sera seulement un mauvais souvenir, mais les plus nombreux récupèreront seulement partiellement et devront se battre quotidiennement pour pallier leurs déficits et affronter le handicap.

Des séquelles sont rapportées dans près de deux tiers des cas, selon les données publiées au mois de janvier 2012 dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Les séquelles les plus fréquentes étant les troubles de l'équilibre et de la mémoire.

De plus, parmi les personnes avec séquelles, 51 % déclarent avoir beaucoup de difficultés ou ne pas pouvoir marcher 500 mètres. Près de la moitié (45,3 %) déclarent avoir des difficultés pour les activités de la vie quotidienne, la toilette le plus souvent. Ces dernières sont encore plus fréquentes chez les patients résidant en institution (9 sur 10).

Un handicap d'autant plus difficile à vivre qu'il arrive soudainement, sans prévenir. Les victimes doivent accepter les changements physiques de leur corps et apprendre à vivre autrement. 

Eviter le risque de rechute

Et  après un premier AVC, le risque de rechute est estimé entre 30 % et 43 % à 5 ans. D'après un 'étude Ifop/Bayer HealthCare, réalisée en septembre 2013, 98% des personnes interrogées considèrent qu'une rechute est probable pour une personne ayant déjà été victime d'un accident vasculaire cérébral.

Pour éviter au maximum tout risque de récidive, les patients présentant un facteur de risque élevé de faire un AVC tels que l'hypertension artérielle doivent suivre un traitement adapté à leur pathologie. "Les personnes souffrant, par exemple, de fibrillation atriale prennent au long cours un anticoagulant pour fluidifier le sang et éviter ainsi la formation de caillots sanguins responsables de l'AVC", explique le Pr Jean-Marc Davy, cardiologue, CHU Montpellier. L'hygiène de vie est également un élément important : "il faut manger de manière variée et équilibrée, avoir une activité physique régulière, réduire sa consommation d'alcool et arrêter le tabac pour les fumeurs", énonce le Dr François Rouanet.

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