AVC : agir vite pour limiter les séquelles Traitement rapide = moins de séquelles

pour déterminer si l'avc est ischémique ou hémorragique, le patient doit passer
Pour déterminer si l'AVC est ischémique ou hémorragique, le patient doit passer une IRM au mieux, ou un scanner. © uwimages - Fotolia.com

Plus rapidement une victime d'AVC est prise en charge au sein d'un service spécialisé, plus vite elle peut bénéficier de traitements. "Aujourd'hui, on dispose de traitements efficaces, qui réduisent significativement le risque de séquelles, mais à condition qu'ils soient administrés rapidement et au maximum 4h30 après le début des troubles. Or, moins de 5 % des malades en bénéficient actuellement, tout simplement parce qu'ils appellent trop tard le 15 !", alerte le Pr Zuber.

Le traitement dépend de la cause de l'AVC, que l'on peut déterminer après une IRM ou un scanner. Dans le cas le plus fréquent (AVC ischémique), il consiste en une thrombolyse. Il s'agit d'administrer le traitement via une perfusion pour déboucher l'artère et réalimenter le cerveau en oxygène. 

AVC ischémique dans 80 % des cas

Lorsqu'une personne est victime d'un AVC, l'irrigation d'une partie de son cerveau est perturbée. Privée de sang, donc d'oxygène et de nutriments, la zone en question n'est plus alimentée et peut rapidement se détruire et provoquer des séquelles, plus ou moins graves selon le délai d'arrivée à l'hôpital. Au total, un patient sur quatre garde un handicap sévère.

 Dans le premier cas, il se forme un caillot sanguin à l'intérieur d'une artère du cerveau, qui empêche le passage du sang. Dans ce cas, le plus fréquent (80 %), on parle d'AVC ischémique. Ces "barrages" s'expliquent dans 50 % à 60 % des cas par la formation progressive d'une plaque graisseuse (athérosclérose) à l'intérieur d'une artère. A terme, celle-ci peut s'effriter en caillots sanguins, voire obstruer complètement l'artère. Parfois, les caillots se forment localement dans le cerveau. D'autres fois, ils proviennent d'une artère du cou ou du cœur par exemple (embolie). 

 Dans le second cas, plus rare (20 %), c'est une hémorragie provoquée par la rupture d'une artère du cerveau qui stoppe la circulation du sang. On parle dans ce dernier cas d'AVC hémorragique.

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