AVC : agir vite pour limiter les séquelles Le 1er réflexe : appeler le 15

le 15 est en lien direct avec des unités de prise en charge de l'avc.
Le 15 est en lien direct avec des unités de prise en charge de l'AVC. © olly - Fotolia.com

L'AVC est une grande urgence, que les symptômes durent ou pas. D'après une étude Ifop*, 76 % des Français savent qu'il faut contacter les urgences en cas de paralysie, perte de la parole ou troubles de la mémoire.

Le premier réflexe doit être d'appeler le Samu (15). "Il ne faut, ni se déplacer soi-même, ni appeler son médecin généraliste : c'est forcément une perte de temps, insiste le Pr Zuber. En attendant les secours, la personne doit rester allongée, avec la tête relevée, au calme. Il faut veiller aussi à ne pas lui donner à boire ou à manger en raison du risque de fausse route."

"Ne vous déplacez pas seul et n'appelez pas votre généraliste"

L'intérêt de passer par le Samu, c'est qu'il travaille en réseau avec les unités neuro-vasculaires (UNV), c'est-à-dire des services spécialisés dans la prise en charge des patients victimes d'AVC. Ainsi en appelant le 15, on est orienté vers un service approprié et efficace, sans perte de temps. De plus, l'UNV fonctionne 24h/24h avec un neurologue de garde.

Contrairement à l'infarctus où les soins peuvent commencer avant d'arriver à l'hôpital, "l'AVC nécessite de confirmer le diagnostic et d'en déterminer la cause (hémorragie ou ischémie) grâce à l'imagerie médicale : IRM idéalement, sinon scanner. Et ce AVANT de commencer le traitement", explique Mathieu Zuber. C'est la raison pour laquelle il est indispensable d'arriver directement dans un service spécialisé, disposant de tous les moyens nécessaires (neurologues spécialisés et matériel d'imagerie) pour poser rapidement le diagnostic et commencer les traitements au plus vite.

* Etude Ifop / Bayer Health Care, septembre 2013.

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