Allergies : n’attendez plus pour consulter

Le saviez-vous ? 30% des rhinites allergiques non traitées évoluent en asthme. A l’inverse, plus on se fait diagnostiquer tôt, plus la prise en charge et les traitements sont efficaces.

Allergies : n’attendez plus pour consulter
© auremar - 123RF

Les allergies arrivent au 4e rang des maladies dans le monde, après le cancer, les pathologies cardiovasculaires et le sida. Depuis  ces cinquante dernières années, le nombre de personnes allergiques n'a cessé d'augmenter. En France, en 1970, moins de 3 % des Français étaient allergiques. Désormais, ils sont environ 30 %. Et l'OMS estime qu'en 2050, la moitié de la population mondiale en sera affectée.

De l'allergie vers l'asthme. Considérée comme bénigne, l'allergie peut avoir de graves conséquences si elle n'est pas prise en charge. Ainsi, une simple rhinite qui se manifeste par des éternuements et un nez qui coule peut évoluer vers des problèmes respiratoires bronchiques potentiellement graves. Et pour cause : 30 % des rhinites non traitées évoluent en asthme. En outre, l'absence de prise en charge des pathologies allergiques a des répercussions sur la qualité de vie : les personnes atteintes de rhinite allergique sévère ont des troubles du sommeil 4 fois plus importants. Enfin, la rhinite allergique et l'asthme constituent la première cause d'absence au travail.

Réagir dès les premiers signes. En moyenne, les patients attendent 7 ans avant de consulter un médecin. Pendant ce laps de temps, les allergies se complexifient et on observe par exemple l'apparition d'allergies croisées, ce qui complique encore le dépistage. Ce qu'il faut retenir c'est que plus le diagnostic est précoce, plus la prise en charge est efficace. Aussi, dès l'identification des premiers signes (nez qui coule, démangeaisons...), même si ceux-ci semblent anodins et peu graves, il faut consulter le médecin traitant afin qu'il puisse si besoin vous orienter vers un allergologue.

Une fois que le diagnostic est posé, il est en outre indispensable de bien prendre son traitement. Selon l'association Asthme et Allergies, seulement 30 % des patients se traitent correctement. En effet, les personnes allergiques ont parfois tendance à négliger, voire à nier, leur pathologie allergique. C'est encore plus vrai à l'adolescence : 7 adolescents sur 10 ne suivent pas les recommandations de leur médecin (prise de médicaments, suivi et surveillance de l'asthme, mesures d'éviction des allergènes…). Ce qui a pour conséquences, outre une qualité de vie altérée pour le jeune asthmatique, des taux d'absentéisme scolaire et d'hospitalisations et/ou de recours aux soins d'urgence très élevés. "L'intégration de l'éducation thérapeutique dans le parcours de soin dès le début de la maladie contribuerait à accroître l'acquisition de compétences, l'autonomisation du patient et l'observance", suggère l'association, qui a rédigé une série de 10 propositions visant à améliorer la prise en charge des allergies en France.

Selon l'Inserm, les manifestations les plus fréquentes de l'allergie sont : l'eczéma (15-20 %), l'asthme (7-10 %), la rhinite et la conjonctivite allergique (15-20 %). Les allergies alimentaires représentent quant à elles 2 % des allergies chez l'adulte et 5 % chez les enfants.  

Plus d'infos 

Comment se passe une consultation chez un allergologue ? Quels sont les différents traitements ? Comment éviter les crises ? Rendez-vous sur le site de l'association asthme-allergies.org pour un tchat avec des allergologues, le 22 mars, de 13h à 19h.

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