Allergie aux chats : comment s'y adapter ?

Vous les trouvez craquants et vous rêvez de les prendre dans vos bras pour leur faire des gratouillis mais chaque fois que vous les approchez, c'est la crise d'éternuements assurée. Quelques trucs pour survivre à votre allergie aux chats sans renoncer à votre amitié pour les matous.

Allergie aux chats : comment s'y adapter ?
© Yuri Arcurs - Fotolia.com

Yeux qui pleurent, éternuements à répétition, nez qui coule voire œdème : les symptômes de l'allergie aux chats sont à la fois déplaisants et potentiellement dangereux. Il est pourtant difficile d'éviter systématiquement cet animal de compagnie fort populaire, à la ville comme à la campagne. Autant essayer de composer avec, dans la mesure du possible. Voici quelques idées pour réussir.

 Avant toute chose, rectifions une idée reçue incorrecte : les poils de chats en eux-mêmes ne sont pas allergènes. On a identifié l'agent responsable de vos malheurs : il s'agit de la protéine Fel d1, qui est notamment produite par la peau. On la retrouve dans les squames, mais aussi dans la salive, l'urine et les larmes du chat. Comme il se lèche pour se laver, il répand inévitablement cette protéine sur ses poils, qui se disséminent ensuite un peu partout sur son passage. Donc si vous tondez votre chat, cela devrait certes diminuer les risques d'allergie, mais pas les éradiquer !

 Il ne sert à rien de mentir : si vous avez un chat et que vous découvrez que vous êtes allergique, l'idéal pour votre santé est de le confier à quelqu'un d'autre. Votre maison ne sera jamais moins allergène que sans chat. Sachez toutefois que les substances allergènes mettent entre 4 et 6 mois à se dissiper. L'idéal est aussi d'éviter tout contact, même bref, avec les chats. Demandez à vos amis qui en possèdent de les enfermer dans une autre pièce lorsque vous venez dîner.

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Les chats ont la fâcheuse habitude de se lover un peu partout, laissant des substances allergènes sur leur chemin. © Colin Buckland - Fotolia.com

 Si vous ne pouvez vous résoudre à vous séparer de votre matou, quelques précautions peuvent vous permettre de vivre en harmonie avec lui, tout dépendant de votre degré d'allergie :
- Il s'agit d'abord d'éradiquer le maximum de poils possible. Pour ce faire, brossez votre chat (ou faites-le brosser) régulièrement, ce qui lui évitera de laisser trop de poils un peu partout. Enlevez les moquettes et autres tapis qui constituent de véritables nids à poussière. Passez l'aspirateur très régulièrement, si possible avec des filtres Hepa (Haute efficacité pour les particules aériennes). Certains allergologues recommandent de laver le chat toutes les semaines? A vos risques et périls !
- Vous pouvez également interdire à votre chat l'accès à certaines pièces, voire à toute la maison si vous vivez à la campagne. Empêchez-le au moins d'entrer dans votre chambre à coucher. Vous passerez ainsi des nuits plus sereines.
- La désensibilisation n'est pas recommandée pour les enfants, mais elle peut être essayée chez les adultes. Sachez toutefois que le processus prend du temps et que la guérison n'est pas assurée. Discutez-en avec votre allergologue.

 Si vous ne possédez pas vous-même de chat mais que vous savez que vous allez être en contact prolongé avec l'un d'entre eux, certaines solutions existent. Vous pouvez commencer à prendre le traitement anti-allergisant prescrit par votre allergologue environ une semaine avant le contact prévu avec les chats. Continuez à le prendre pendant toute la durée de l'exposition à l'allergène. Si cela ne suffit pas, les antihistaminiques devraient atténuer un peu les désagréables symptômes.

 Vous vous savez allergique mais vous rêvez tout de même d'avoir un chat à la maison ? C'est peut-être possible ! A déterminer avec un spécialiste avant de franchir le pas mais sachez que :
- Tous les chats ne sont pas également allergènes. La production de la protéine incriminée est influencée par les hormones mâles. Les mâles sont donc les plus allergènes, suivis des mâles castrés et enfin des femelles. Certaines races sont également à privilégier, telles que le siamois par exemple, réputé pour perdre peu de poils.