Pollution : on reste à la maison ?

En cette période de pic de pollution aux particules, quels sont les risques et précautions à prendre ? Qui sont les personnes les plus vulnérables ? Le point.

Pollution : on reste à la maison ?
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En raison de la persistance d'un épisode de pollution aux particules, qui affecte de façon plus ou moins marquée une bonne moitié du pays, Philippe Martin, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie a annoncé ce jeudi des mesures exceptionnelles : limitation de vitesse sur routes et autoroutes, gratuité du stationnement résidentiel, priorité donnée aux transports en commun, etc. A cette occasion, il appelle celles et ceux qui le peuvent à éviter d'utiliser leur véhicule, à privilégier le covoiturage et à se tenir informés des recommandations sanitaires et des évolutions de la situation. La Ville de Paris a quant à elle décidé de rendre gratuits Velib et Autolib, mais aussi de restreindre les activités sportives des enfants dans des lieux fermés ou encore de mettre en place des mesures de vigilance envers les personnes âgées. 

Quels risques pour la santé ?
Les particules ont des effets sur la santé : elles peuvent provoquer des difficultés respiratoires ainsi que des irritations. C'est pourquoi il est recommandé d'éviter les activités physiques intenses, particulièrement pour les personnes les plus fragiles.

Qui sont les personnes les plus vulnérables ?
Ils s'agit des femmes enceintes, des nourrissons et des enfants de moins de 5 ans, ainsi que des personnes de plus de 65 ans. Mais aussi des sujets asthmatiques, souffrant de pathologies cardiovasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires. 

Quelles précautions pour les personnes sensibles à la pollution ?
Il est conseillé d'éviter les activités physiques et sportives intenses, aussi bien en plein air qu'à l'intérieur. En cas de symptômes, le Ministère de la santé recommande de limiter les sorties et de ne pas faire d'efforts. En particulier, il est déconseillé de sortir le matin tôt ou en fin de journée et aux abords des grands axes routiers. Quoi qu'il en soit, en cas de symptômes (gêne respiratoire ou cardiaque) ou d'inquiétude, demandez conseil à votre médecin.

Et pour les autres : faut-il modifier ses activités ?
Non, sauf en cas de gêne inhabituelle : fatigue, mal de gorge, nez bouché, toux, essoufflement, sifflements, palpitations. A ce moment-là, réduisez ou reportez vos activités physiques en plein air.

L'épisode actuel de pollution aux PM10 (particules dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres) est favorisé par des conditions anticycloniques, et des nuits froides suivies de journées bien plus chaudes, ne permettant pas la dispersion des polluants.

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