Asthme : 10 idées reçues passées à la moulinette Si l'on n'est pas vraiment asthmatique, il suffit d'un spray et d'un pharmacien

Vous ne faites que très rarement de petites crises de rien du tout, vraiment, trois fois rien, pas de quoi fouetter un chat. Alors vous dire asthmatique, ça vous semble un peu exagéré. Prendre un traitement régulier, encore plus. Du coup, vous vous contentez de votre bronchodilatateur et d'une visite chez le pharmacien pour demander conseil si besoin.

Pour un certain nombre d'asthmatiques ayant un asthme très peu sévère et des crises très rares, on peut envisager un traitement bronchodilatateur seul, à la demande, de temps à autre. Mais si on a recours à un bronchodilatateur plus d'une fois par semaine et qu'on se soigne tout seul sans jamais faire établir un bilan de son souffle, on prend un risque : celui que l'asthme se dégrade à son insu.

Une inflammation quand même

Nombre de personnes finissent par s'habituer à respirer moins bien, sans ressentir de gêne franche. Jusqu'au jour où la crise survient, plus grave... Si l'on éprouve la nécessité de prendre un bronchodilatateur, c'est que les bronches en ont besoin. Cela signifie qu'elles sont enflammées mais l'inflammation, elle, ne se ressent pas. Mais derrière cette gêne pour respirer, la muqueuse bronchique est enflammée et doit être traitée.

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