Apprenez à éviter la crise d'asthme

Ce n'est pas parce qu'on est asthmatique que l'on doit se résigner à vivre des crises d'asthme régulièrement. Un traitement bien suivi et une certaine vigilance vis-à-vis des déclencheurs doivent vous permettre de mener une vie normale.

Une sensation d'oppression, de difficulté à respirer, qui s'intensifie, parfois jusqu'à provoquer l'asphyxie : c'est la crise d'asthme. Non, elle n'est pas inéluctable, même si vous êtes un grand asthmatique. Avec une bonne hygiène de vie et un suivi régulier, vous pourriez même y échapper pendant des années, jusqu'à oublier à quoi ça peut bien ressembler.

 

  Le plus important, c'est d'être diagnostiqué et suivi correctement. Ca semble évident, mais de récentes études ont prouvé qu'environ deux tiers des enfants asthmatiques ont un asthme insuffisamment contrôlé. Contrôlé, c'est-à-dire maîtrisé, lorsque l'asthme ne se fait que très peu rappeler à notre bon souvenir. Pour ce faire, un suivi régulier auprès d'un médecin est nécessaire, qui prescrira peut-être un traitement de fond. Ces médicaments sont à prendre quotidiennement, au long cours. Cela ne signifie pas qu'il faudra les utiliser à vie. Bien souvent, on peut les arrêter après quelques années, quitte à les reprendre si les crises surgissent à nouveau.

Le traitement de fond est souvent composé de corticoïdes, ce ne sont pas les mêmes médicaments que ceux pris en cas de crise. C'est au médecin de décider de la quantité à prendre chaque jour.

 

  Dans de nombreux cas, la crise d'asthme est provoquée par une substance allergène. Tout l'art de la chose consiste donc à éviter cet allergène une fois qu'il est identifié. D'une manière générale, la poussière contient une quantité industrielle d'acariens, de matières fécales de blattes et autres poils de chiens, particulièrement propices à déclencher une crise. On ne saurait donc trop vous conseiller d'éradiquer toute moquette ou tapis de votre intérieur. Ainsi, les charmantes petites bestioles auront plus de mal à trouver refuge. De même, aérez très régulièrement votre intérieur, notamment la chambre. Laissez le lit ouvert lorsque vous aérez : les acariens ne résistent pas à la température de l'extérieur.

Si ce sont les pollens qui vous rendent asthmatique, mieux vaut éviter les sorties champêtres au printemps.

 

  Dans le même ordre d'idée, évitez les situations dont vous savez qu'elles risquent de déclencher une crise. Certains efforts peuvent être néfastes tandis que d'autres ne provoqueront pas de crise : tout dépend des personnes et des degrés d'asthme. Cela est à envisager avec votre médecin.

 

  Evitez par ailleurs de faire des efforts en extérieur les jours de pollution : l'oxygène est raréfié et les difficultés à respirer peuvent donc être plus importantes.

 

  Apprenez à reconnaître les signes précurseurs d'une crise. En la traitant avant qu'elle ne survienne, vous avez de bonnes chances d'y échapper. Fatigue, toux, yeux qui piquent, nez qui coule, éternuements, céphalées, changement de couleur du visage : si plusieurs de ces symptômes sont présents, la crise n'est peut-être pas bien loin.

 

Et surtout n'oubliez pas : un asthme correctement soigné est un asthme qui se fait oublier. Si vous ou votre enfant êtes sujet à des crises régulières malgré le traitement, consultez votre médecin.

 

En savoir plus

La journée mondiale de l'asthme se déroulera le 6 mai 2008. Toutes les informations sur les manifestations en France sur le site de l'association Asthme et allergies.