Tabac : comment éviter les rechutes ? Des substituts pour arrêter en douceur

patchs, gommes, chewing-gums, de nombreuses formes de substituts existent
Patchs, gommes, chewing-gums, de nombreuses formes de substituts existent © Sebastien Rabany - Fotolia

Pour Philippe, l'arrêt du tabac est passé par l'arrêt de l'alcool car "un seul verre fait vite oublier les bonnes motivations", mais aussi du café qui conditionne à fumer en accompagnement. Mais pour ne pas risquer de devenir cette fois dépendant aux gommes, il les utilise avec parcimonie et uniquement le temps du manque, surtout pas plus longtemps.

Céline s'est, elle, laissée tenter par les patchs pour arrêter de fumer, d'abord parce qu'elle ne se juge "pas assez volontaire pour arrêter sans substituts", mais aussi parce qu'elle ne veut pas avaler de médicaments.

Marie-Paule croit à l'utilité des patchs. Ils la rassurent psychologiquement et lui permettent de tenir le temps du sevrage. Sa technique est tout de même évolutive puisqu'elle les "coupe de plus en plus petits" pour en diminuer l'effet, jusqu'à l'arrêt de la substitution.

Pourquoi ça marche ?

 Les substituts nicotiniques permettent aux fumeurs d'arrêter l'ingestion des fumées de cigarettes (très nocives) mais de ne pas stopper net leur dépendance à la nicotine. Un arrêt trop brutal peut provoquer une rechute rapide chez certains fumeurs. Les substituts servent ensuite à diminuer la dose de nicotine apportée au cerveau jusqu'à l'arrêt total de leur utilisation. Ce sevrage permet un arrêt plus en douceur, mais en comblant les effets de manque. Cependant le recours aux substituts doit être provisoire, on ne remplace pas sa consommation de tabac quotidienne par une dose de gommes toute sa vie. Les substituts doivent être utilisés pour arrêter de fumer, mais à terme pour aussi mettre fin à la dépendance à la nicotine.

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