Le Baclofène devrait être autorisé en mars

Ce traitement contre l'alcoolisme devrait vraisemblablement être autorisé en mars vient d'annoncer l'Agence du médicament. Le Baclofène pourra donc être prescrit officiellement par les médecins.

Le Baclofène devrait être autorisé en mars
© Sanofi Aventis

Longue attente pour les défenseurs du baclofène. En juin dernier, l'Agence du médicament s'était engagée à reconnaître officiellement ce médicament utilisé dans le sevrage alcoolique. Et annoncé qu'il pourrait bénéficier de recommandations temporaires d'utilisation (RTU) pour les patients chez lesquels il n'y avait pas d'autre alternative thérapeutique. Une reconnaissance pour le baclofène, déjà délivré officieusement à près de 50 000 personnes dépendantes à l'alcool. Pourtant, le baclofène n'avait toujours pas eu le feu vert des autorités de santé, ce qui avait provoqué la colère de nombreux patients et médecins. Finalement, le baclofène sera "vraisemblablement autorisé en mars", a annoncé lundi l'Agence du médicament. A la rédaction de Pourquoi Docteur, elle précise qu'elle est "toujours dans l'attente d'un avis de la Cnil, qui doit se prononcer courant février sur le dispositif de suivi des patients pour observer les effets indésirables du produit." Le nombre d'effets secondaires a en effet beaucoup augmenté en 2012, même si cette progression est sans doute en lien avec une augmentation de prescription du médicament. La question du dosage selon les patients devra aussi être précisée.
En 2012, la Société française d'alcoologie avait estimé que 71 % de ses membres prescrivaient de façon détournée le baclofène, un décontractant musculaire, pour lutter contre l'alcoolisme. Ce qui posait des problèmes juridiques pour les médecins et qui mettaient les patients dans des situations inconfortables étant donné que le médicament n'était pas remboursé par l'Assurance maladie.
Le baclofène avait été révélé en 2008, lors de la parution du livre Le dernier verre d'Olivier Ameisen, cardiologue, décédé en juillet dernier, qui y raconte comment l'administration de ce médicament lui avait permis se soigner de son addiction à l'alcool.

En France, l'alcool est responsable de près de 49 000 décès chaque année. On estime à 1 million et demi le nombre de personnes qui en sont dépendantes.


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