Hypocondriaques : tout savoir en 10 réponses Témoignages : ils vivent l'hypocondrie au quotidien

Leur vie tourne autour de la peur de la maladie. Ils sont en bonne santé et pourtant, ils redoutent un cancer ou une maladie incurable que rien, malgré de nombreux examens, ne permet de déceler. Plusieurs hypocondriaques témoignent de leur quotidien. Ils ont beau être conscients de leur trouble psychique, ils ne parviennent pas à se rassurer.

Jennifer : "Ca a commencé avec le décès d'un ami, il y a un an, d'un cancer foudroyant. Dès que j'ai un mal de tête je pense que j'ai une tumeur au cerveau. En janvier j'ai eu mal au thorax j'étais persuadée que j'allais faire un infarctus, malgré tous les examens passés."

Miguel : "Depuis de nombreuses années que je connais ma compagne, je ne l'ai jamais connue sans un sac contenant de nombreux médicaments ! Il faut dire que le décès brutal de sa mère à l'âge de 50-51ans, survenu peu avant notre rencontre, a de quoi déstabiliser une jeune et gentille femme, qui plus est avec le coeur sur la main. Heureusement pour moi, je suis plus fort, et j'ai pu atténuer ses souffrances, mais cela persiste...

Une femme médecin est au courant, mais ma compagne ne veut pas entendre parler d'un psychiatre même si c'est une femme, car elle semble enfermée dans le souvenir de cette mère partie trop jeune. Moi je ne peux que la soutenir avec de l'amour et de la tendresse, aujourd'hui elle doute aussi de mon dévouement et de mon amour ! Mais je reste vigilant et suis tenace, heureusement pour moi, j'ai une autre conception de la vie et de ses souffrances !"

Gaëlle : "Je suis malade depuis que je suis adolescente et que mes parents ont divorcé. La perte d'êtres chers a amplifié le phénomène. Je suis handicapée au point de ne pouvoir sortir de chez moi, ou manger certaines choses, ou faire certaines activités. Dans les périodes de grosses crises mes insomnies et mes angoisses m'épuisent et je dois me faire arrêter assez longuement. Cette maladie a un impact sur ma vie sociale aussi. Ma mère, mon conjoint et une amie sont informés et me soutiennent comme ils peuvent. Après une très dure période j'ai consulté mon généraliste qui m'a dirigée vers un psychiatre depuis un mois."

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