Hypocondriaques : tout savoir en 10 réponses Les thérapies corporelles peuvent constituer une passerelle

Les thérapies corporelles peuvent représenter une alternative intéressante pour les hypocondriaques "récalcitrants" qui rechignent à suivre une psychothérapie. Objectifs : passer par des méthodes qui font appel au corps pour soigner ensuite l'esprit. Focus.

Les techniques de relaxation offrent souvent des résultats intéressants. Michèle Declerck utilise ainsi la sophrologie, qu'elle maîtrise depuis longtemps. "Elle a le grand mérite de faire baisser le niveau global d'anxiété, ce qui constitue un bon début. J'utilise souvent des techniques de respiration, particulièrement indiquées pour faire diminuer ce type d'angoisse, à moins évidemment que les symptômes de l'hypocondriaque ne se situent au niveau respiratoire, mais c'est rare."

les techniques de relaxation offrent souvent des résultats intéressants.
Les techniques de relaxation offrent souvent des résultats intéressants. © fotoexodo - Fotolia.com

Peu à peu, le patient se détend et prend conscience de son corps à travers ses respirations. "Le sophrologue insiste sur les sensations de chaleur et de pesanteur pour obtenir un relâchement corporel. (...) L'objectif est de faire émerger une prise de conscience du corps tout entier, dont on découvre qu'elle coïncide avec une prise de conscience de soi. (...) Cela enlève au corps son caractère étrange et permet de se l'approprier."

Pourquoi pas l'hypnose ?

C'est alors qu'intervient la partie analytique de la thérapie. "Le patient profitera de la pause qui lui est accordée pour accéder à tout un monde d'images, de souvenirs, d'émotions qu'il ne s'autorise pas en temps ordinaire. Le sophrologue interprétera le matériau qui lui est ainsi apporté pour comprendre ce que ni l'histoire racontée, ni les symptômes décrits ne lui auraient permis d'aborder."

L'hypnose peut constituer une autre option. "Le "jeu" consiste à obtenir des modifications du comportement en quelque sort à l'insu du patient. D'où leur succès auprès d'un certain type de malades qui voient là la possibilité de changer "sans effort"", explique Michèle Declerck dans son livre "Le malade malgré lui".

Sommaire