Hypocondriaques : tout savoir en 10 réponses Comment réagir face à un hypocondriaque ?

Difficile de déterminer la meilleure attitude à adopter lorsqu'on a affaire à un hypocondriaque. Une façon d'aider un proche semble être de l'inciter à consulter un psychiatre ou un psychologue. Bien sûr, c'est loin d'être aussi facile...

Le proche se retrouve tiraillé entre le désir d'apaiser les craintes du malade en le soutenant dans ses démarches, quitte à entretenir le phénomène, et celui de le bousculer pour lui faire prendre conscience qu'il n'a pas de maladie physique. Compatir permet effectivement de maintenir un lien avec l'hypocondriaque, d'éviter qu'il soit seul avec sa maladie. Mais puisqu'il a quelqu'un pour l'accompagner, pourquoi changerait-il d'attitude ?
D'un autre côté, partir brutalement ou refuser d'écouter l'autre ne semble pas non plus être une solution viable. "Je pense notamment à ceux qui ont supporté une telle situation pendant des années puis qui en ont eu marre et sont partis, précise la psychologue Michèle Declerck. Dans la majorité des cas, l'hypocondriaque s'effondre alors complètement."

Etre force de persuasion

une psychothérapie est souvent utile.
Une psychothérapie est souvent utile. © Phase4Photography - Fotolia.com
Une façon d'aider son proche semble être de l'inciter à consulter un psychiatre ou un psychologue.
Bien sûr, c'est loin d'être aussi facile car c'est précisément LE spécialiste que l'hypocondriaque ne veut pas voir : pour lui cela peut signifier que l'on pense qu'il n'a pas une "vraie" maladie, c'est-à-dire un mal physique. "Une façon de parvenir à le faire consulter un psy peut être de lui expliquer qu'on pense que sa maladie et ses symptômes, réels, peuvent être amplifiés par ses angoisses et son anxiété."

Le rôle du médecin va aussi être d'orienter le malade vers un soutien psychologique. Mais là encore, il n'y parviendra souvent qu'au prix de gros efforts et après avoir épuisé toutes les autres possibilités.

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