Mieux comprendre le TOC Une réelle motivation nécessaire pour que la TCC soit efficace

Selon l'envie du patient et l'avis du médecin, une partie du traitement peut comportement une thérapie comportementale et cognitive. Cette forme de psychothérapie est largement utilisée dans le traitement de troubles psychologiques comme la dépression, les phobies, les troubles bipolaires, etc.

Néanmoins, il convient de bien distinguer les thérapies comportementales des thérapies cognitives.

Les premières se composent de petits exercices pratiques que le patient doit s'appliquer à faire au quotidien. "Exercices que nous déterminons avec le patient, note le Dr Chapelle. On commence par essayer l'exercice en question dans le cabinet, pour s'assurer de sa faisabilité. Par exemple, pour une personne qui souffre d'un TOC de vérification, l'exercice peut consister à partir de chez soi en ne vérifiant pas plus d'une fois que la porte est bien fermée. C'est une situation très anxiogène pour le patient, évidemment, sauf que si ça marche, il se rend compte que son anxiété diminue petit à petit jusqu'à totalement disparaître. On demande donc au patient d'accepter son angoisse, de ne rien faire pour la faire taire. On cherche à lui montrer qu'il peut tout à fait la surmonter. Si ça marche, ça va le rassurer et ça va lui permettre de reprendre confiance en lui. Séance après séance, on va tenter d'augmenter graduellement la difficulté de ces exercices, toujours avec l'accord du patient. La volonté est ici un vecteur incontournable de la réussite du traitement."

Quant aux thérapies cognitives, elles ciblent plus volontiers les mécanismes de pensée à l'origine des obsessions et des compulsions.  

Un relativement faible taux d'échec des traitements

"Ici, note le président de l'Association française des thérapies comportementales et cognitives, on travaille plus volontiers sur les pensées qui viennent et sur les conclusions qu'en tirent les malades. Le principe est de leur faire comprendre que leurs considérations sont erronées et qu'ils doivent apprendre à réviser leurs raisonnements. On essaye de les remettre dans la réalité et on travaille dur sur les mécanismes de pensée.

Quel que soit le type de thérapie, on retrouve la plupart du temps le ratio suivant : 20 % des personnes totalement guéries de leur TOC, 20 % chez qui aucune amélioration n'est observée et 60% chez qui on constate une nette amélioration, suffisante pour que le TOC n'altère plus notablement le quotidien. Par exemple, un des mes patients a réussi à diminuer de moitié le temps qu'il accordait chaque jour à son TOC, passant de 4 h à 2 h."

 

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