Mieux comprendre le TOC Troubles dépressifs et/ou bipolaires souvent associés

S'il n'est pas traité, le TOC peut conduire le patient à une véritable dépression, et parfois aussi à développer un trouble bipolaire. "Ainsi, précise Frédéric Chapelle, il peut arriver que le patient arrive vers nous pour traiter sa dépression, elle-même provoquée par des TOC trop envahissants.

Dans ces cas-là, il faut en premier lieu traiter le trouble associé, dépression et/ou les troubles bipolaires, pour ensuite traiter le TOC. La proportion de personnes atteintes de TOC qui développent une autre pathologie est particulièrement élevée : une personne sur 2 souffrant de TOC présente des troubles dépressifs associés."

L'influence de l'environnement anxiogène

Même si la personne est tout à fait consciente du caractère dérisoire et même ridicule de son TOC, elle ne peut pas s'en empêcher. En effet, le cerveau finit par attendre la compulsion, le rituel, pour mettre fin aux angoisses générées par les obsessions.

Et lorsque le malade n'arrive pas à accomplir sa compulsion, il entre dans une sorte de crise très impressionnante et difficile à vivre, tant pour lui que pour son entourage.

Petit à petit, le malade développe une honte de son obsession, pouvant donc aller jusqu'au développement de troubles dépressifs. Par ailleurs, il faut garder à l'esprit qu'un environnement, qu'il soit familial, social ou professionnel, anxiogène ne pourra que contribuer à rendre le TOC encore plus intense et à renforcer les symptômes dépressifs associés.

 

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