Mieux comprendre le TOC Psychothérapies et antidépresseurs contre les TOC

Le TOC n'est pas une fatalité, il est tout à fait possible de le traiter, en dépit de ce que nombre de malades peuvent penser.

Les traitements des TOC comportent généralement soit un volet médicamenteux, soit une psychothérapie, soit les deux associés. Tout dépend de l'intensité et de la sévérité des symptômes.

Si le trouble est "jeune" et que la personne est volontaire, une simple psychothérapie (de 6 mois à 1 an) peut très bien fonctionner.

A l'inverse, un patient qui vit avec son TOC depuis plus de 10 ans sera plus difficile à traiter. "Par ailleurs, nous pouvons avoir à faire à des patients récalcitrants aux psychothérapies, souligne le Dr Chapelle. Dans ces cas-là, je les invite à se renseigner par eux-mêmes à travers la lecture d'ouvrages sur le sujet, en leur donnant les coordonnées d'associations de patients, de manière à ce qu'ils puissent se faire leur propre opinion en connaissance de cause.

Néanmoins, utilisés seuls, les médicaments peuvent très bien marcher, on obtient de bons résultats."

Deux types d'antidépresseurs utilisés

Généralement, les antidépresseurs sont les principaux médicaments utilisés et ils seraient efficaces dans la plupart des cas. Cela ne signifie pas pour autant que le TOC est  "guéri" mais au moins que les symptômes ont diminué en intensité.

Deux types d'antidépresseurs sont utilisés : certains inhibiteurs de la capture de sérotonine (la déficience en concentration sérotoninergique dans la transmission nerveuse serait une des causes des TOC) et un antidépresseur imipraminique.

 "Le dosage des médicaments peut être particulièrement élevé mais c'est pour le bénéfice du patient avant tout, précise Frédéric Chapelle. Il ne faut pas non plus que le patient s'attende à guérir en 15 jours comme c'est le cas avec les antibiotiques. Là, il faut que le traitement soit suivi scrupuleusement durant 2 mois au minimum. De manière générale, on établit le rapport bénéfice/risque pour savoir quel est le traitement le mieux adapté au patient."

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