Mieux comprendre le TOC L'attitude idéale ? Consulter au plus vite

On ne peut qu'imaginer à quel point le quotidien peut devenir difficile avec, à ses côtés, une personne qui souffre d'un TOC, quel qu'il soit. 

Comment réagir lorsqu'un des proches est atteint d'un TOC ? Quelle attitude adopter ? La question est légitime car il est délicat de savoir s'il faut en parler ouvertement ou alors entrer dans une espèce de déni. Christophe Demonfaucon nous livre son regard sur la question, en s'attachant à se concentrer sur les enfants, dans la mesure où la plupart des TOC se développent avant l'âge de 25 ans.

Prendre les choses en main rapidement

"Généralement, les enfants qui sont touchés arrivent à bien dissimuler leur TOC parce qu'ils ont conscience que ça n'est pas bien. Mais un jour ou l'autre, les parents s'en aperçoivent et, quand c'est le cas, il y a plusieurs types de réactions possibles :

 Il y a ceux qui prennent directement les choses en main et qui se renseignent très rapidement, qui cherchent à tout prix à soigner leur enfant, conscients que c'est un véritable trouble qu'il faut traiter au plus vite.

 Il y a ceux qui prennent le parti de dire que ça n'est qu'un caprice d'enfant, que ça va changer. Ils essayent de se débrouiller et de redresser par eux-mêmes ce travers de leur enfant.

 Enfin, il y a ceux qui son très inquiets pour leur enfant et qui aménagent leur lieu de vie, leur emploi du temps, pour satisfaire aux exigences des TOC de leur enfant. Le problème avec ce genre d'attitude, c'est qu'elle renforce son TOC. Il va rentrer dans une sorte de déni et il ne prend donc pas conscience de la nécessité de se soigner. La conséquence directe de cette attitude est qu'il aura des difficultés à suivre le traitement.
Il faut également noter que lorsque la personne n'arrive pas à satisfaire sa compulsion, elle peut entrer dans une crise, toujours difficile à vivre pour les proches. D'où l'attitude de vouloir tout faire pour éviter les crises, et donc, aménager l'environnement pour que l'enfant puisse toujours satisfaire sa compulsion.

Ainsi, les deux dernières attitudes sont déconseillées, l'idéal étant de pouvoir prendre rapidement conscience de la situation et d'emmener consulter l'enfant au plus vite, ne serait-ce que pour qu'il se rende compte de son trouble. Sans oublier que si le TOC est sévère, il peut avoir des répercussions importantes sur la scolarité de l'enfant et donc sur son avenir."

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