Mieux comprendre le TOC Consulter au plus vite, le généraliste dans un premier temps

Si le malade est généralement bel et bien conscient que ses obsessions et compulsions ne sont pas "normales" et même dérisoires, ça n'est pas pour autant qu'il ira pour autant consulter un professionnel pour se soigner. Mais alors, qu'est-ce qui pousse généralement les patients à consulter un professionnel ?

Frédéric Chapelle répond à cette question : "Plusieurs cas de figures peuvent se présenter :  

 Quand le TOC se développe assez tôt dans l'enfance, il fait partie intégrante de la personnalité du patient. Lui et éventuellement sa famille apprennent à vivre avec."

Comme le soulignait précédemment Christophe Demonfaucon, la famille peut avoir plusieurs attitudes et celle d'accepter le TOC de son enfant et de ne pas vouloir le traiter (que ce soit en se disant que ça n'est qu'un caprice ou alors en aménageant tout de façon à laisser libre-cours à l'expression de ce TOC) est totalement déconseillée. "C'est souvent quand il sera confronté aux difficultés d'insertion dans la vie professionnelle qu'il se décidera à consulter, souligne le Dr Chapelle. Parfois aussi, ce sont les proches, complètement exaspérés et fatigués, qui poussent le malade à consulter.

 Lorsque le TOC se développe plus tard, à l'adolescence et que les proches, aussi bien que le patient, se rendent compte de la nécessité de traiter ce trouble. Là, il y a consultation avant que le TOC ne pose trop de problèmes et entrave la réussite scolaire et professionnelle. Dans ce cas, le traitement a toutes les chances de bien fonctionner.

 Par ailleurs, la consultation peut également se faire à des moments charnières de l'existence. Par exemple lorsque les enfants grandissent et se rendent compte des troubles de leurs parents par exemple ou alors quand les enfants sont obligés de sortir du cocon familial et de s'insérer dans la vie professionnelle.

 Enfin, avec la médiatisation de cette maladie, les gens en entendent parler et peuvent mettre un nom sur leurs souffrances et savent que ce n'est pas une fatalité et qu'ils peuvent y remédier.

Généralement, la première étape consiste à en parler avec son médecin généraliste, qui orientera dans un second temps vers un spécialiste, psychologue ou psychiatre. 

Dans certains cas très rares, de petites tumeurs cérébrales peuvent être masquées par des TOC, il est donc essentiel de voir s'il n'y a pas d'autres symptômes associés.

Sommaire