Je suis phobique mais je me soigne L'agoraphobie, une peur méconnue

Bien souvent, l'agoraphobie est considérée comme une peur panique de la foule et des rassemblements. En fait, l'agoraphobie se définit comme un trouble anxieux caractérisé par l'évitement d'endroits ou de situations d'où il pourrait être difficile (ou gênant) de s'échapper et/ou dans lesquels aucun secours ne serait disponible en cas d'attaque de panique. Les peurs agoraphobiques regroupent typiquement un ensemble de situations incluant le fait de se retrouver seul en dehors de chez soi, d'être "enfermé" dans une foule compacte ou dans une file d'attente, que ce soit à pied, en voiture ou en train.

il est pratiquement impossible pour les agoraphobes d'arpenter les couloirs du
Il est pratiquement impossible pour les agoraphobes d'arpenter les couloirs du métropolitain parisien. © Damien Derouene / Galerie photos de l'Internaute

Les agoraphobes évitent soigneusement toutes les situations qu'ils jugent à risque ou alors, les subissent bon gré mal gré avec une souffrance intense. A titre d'exemple, certains ne peuvent pas pénétrer dans des endroits commandés par des portes automatiques, des endroits souterrains ou bien encore des espaces déserts

 

"Impossible de prendre les transports en communs"

Le témoignage de Sophie  montre à quel point l'agoraphobie interfère dans le quotidien jusqu'à le rendre pratiquement invivable.
"J'ai souffert durant 10 ans de claustrophobie et agoraphobie. (...) Durant des mois, impossible de passer sous des tunnels, d'aller à la piscine, d'aller dans des endroits fermés avec du monde (ou même sans monde). C'était des crises d'angoisse quotidiennes.
La première grosse crise est arrivée dans un bus parisien. J'ai failli m'évanouir. La plus grosse crise a eu lieu sur l'autoroute dans un embouteillage où j'ai dû quitter la voiture et marcher pendant une
demi-heure sur le bord de la route en pleurant. J'ai vaincu ces deux phobies en déménageant en province dans un petit village et en rencontrant (enfin) une psy qui a su me comprendre sans m'abrutir de cachets. Il m'a fallu 3 ans pour m'en sortir."

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