Faut-il faire confiance à l'hypnothérapie ? Hélène : "Je me suis sentie apaisée"

A 35 ans, Hélène éprouvait des angoisses face aux choix pourtant assumés qu'elle avait faits. Ces crises lui gâchaient la vie, l'empêchant d'apprécier sereinement une vie qui aurait dû être des plus paisibles. Elle a décidé de faire appel à une hypnothérapeute.
 

Qu'est-ce qui vous a donné l'idée de consulter un hypnothérapeute ?

J'ai fait des recherches sur différents sites de psychologie. Je souhaitais une thérapie courte et cette technique, nouvelle pour moi, m'a attirée. 

Racontez-moi votre premier contact avec cette thérapeute ?

La première séance, il n'y a pas eu d'hypnose. Elle m'a demandé pourquoi je l'avais contactée. Pendant la première séance on a fait le tour de ce qui m'a amenée à aller la voir. On a fait en sorte qu'à la fin de la première séance je reparte avec une phrase positive qui allait sous-tendre les séances futures. On a défini ainsi ensemble le nombre de séances que je voulais faire, soit une demi-douzaine. Puis j'ai pu lui poser toutes les questions que je voulais sur l'hypnose.  

Comment s'est déroulée la seconde séance, celle où elle a réellement commencé l'hypnose ?

On a commencé par faire le point sur les 15 jours écoulés depuis la première séance. Puis je me suis allongée dans un fauteuil-canapé. Elle m'a demandé de me détendre. C'était un peu comme une séance de relaxation : elle me disait de sentir mes bras, mes jambes... Une fois que j'ai été bien détendue, elle m'a fait rentrer en hypnose, petit à petit, en me parlant, mais je ne saurais plus dire ce qu'elle m'a dit précisément.  Moi je me suis d'abord sentie détendue puis vraiment relaxée, mais ce n'était pas ce que j'aurais appelé un état d'hypnose comme on l'entend en général. Elle me parlait et j'aurais pu répondre. Elle m'a parlé du sujet qui me tracassait et que nous avions abordé lors de la première séance. Moi, des images défilaient dans ma tête. J'avais l'impression que mon cerveau tournait tout seul, sans que j'intervienne ! Rétrospectivement, je me dis que c'est mon inconscient qui s'exprimait. Ca a duré une petite heure.

Comment a-t-elle mis fin à la séance et comment vous sentiez-vous par la suite ?

Elle m'a préparée en me parlant et en me disant que j'allais revenir à la "normale". Quand je me suis "réveillée", je me sentais détendue. Elle m'a demandé de ne pas trop parler de cette première séance, pour laisser les choses se mettre en place dans mon cerveau.

Comment se sont déroulées les séances suivantes ?

Ensuite, j'entrais beaucoup plus vite en état d'hypnose. Il y a même une séance que j'ai aujourd'hui complètement oubliée ! Pendant les séances, je me sentais bien. Ensuite, j'ai eu l'impression que les choses se débloquaient, sans vraiment savoir pourquoi. Cela changeait doucement, sans rien de révolutionnaire pour autant.  

Aujourd'hui, diriez-vous que cela vous a aidée à régler votre problème ?

Je pense que oui. Cela m'a aidée à prendre conscience d'un certain nombre de choses. Je pourrais sans problèmes recommander ce type de thérapie.

Mais attention, il faut être vigilant sur le choix du thérapeute, car la réussite dépend beaucoup de lui. S'il l'on tombe sur quelqu'un de peu scrupuleux, je pense que ça peut vite devenir catastrophique. Moi je me suis renseignée sur internet, où j'ai trouvé un annuaire des praticiens de l'hypnose ericksonnienne.  

Quel a été le coût de votre thérapie ? Est-ce remboursé par la sécurité sociale ?

Non, ce n'est pas remboursé ! Je payais 90 euros par séance*.

(*) Le montant de la consultation peut vous être partiellement remboursé, si l'hypnothérapeute que vous consultez est un médecin conventionné ou un psychologue dans un hôpital. Renseignez-vous auprès de votre mutuelle ou de votre Caisse primaire d'assurance maladie.

 

 

 

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