Consomme-t-on réellement trop d'antidépresseurs en France ? Les antidépresseurs ne soignent pas que la dépression

Le traitement de la dépression comporte deux volets complémentaires (médicamenteux et psychologique) et intervient à deux niveaux : sur le cerveau grâce aux médicaments, les fameux antidépresseurs (AD) donc, et sur le psychisme grâce à la parole. Il est parfois long, afin d'éviter le risque de récidive. De nombreuses études ont confirmé l'efficacité pour 80% des malades de l'association médicaments-psychothérapie".  Pour soigner une dépression avérée et mieux prévenir les rechutes, les antidépresseurs ne sont pas la seule arme thérapeutique. Il faut également qu'un suivi psychothérapeutique soit assuré", assure Xavier Briffault.

La prise en charge dépend notamment de la gravité de la dépression. Une dépression légère ne sera pas traitée de la même façon qu'une dépression sévère et encore moins qu'une dépression résistante. Elle dépend également du souhait de la personne déprimée et des personnalités.

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Les antidépresseurs existent sous plusieurs formes, agissant sur différents mécanismes comme nous avons pu le voir précédemment.

"En plus de la dépression, note Bertrand Gilot, les AD sont utilisés à forte dose pour soigner les troubles obsessionnels compulsifs. A dose faible, ils peuvent être utiles pour prévenir les attaques de panique (plus connues sous le nom de crises d'angoisse)". "On peut prescrire des antidépresseurs pour soigner des troubles anxieux, des troubles chroniques comme le syndrome de la vessie irritable, le trouble de déficit d'attention et d'hyperactivité, ajoute Xavier Briffault. Ils ont des indications très larges. Ils ont même l'autorisation de mise sur le marché pour nombre de ces pathologies." 

 

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