Ces questions psy qu'on n'ose pas poser Changer souvent de partenaire, est-ce être nymphomane ?

Votre copine Emilie change si souvent de copain que vous avez un peu de mal à suivre. Ca dure à peine quelques jours ou quelques semaines puis, souvent, elle se lasse et en rencontre un autre. Ou en rencontre un autre puis se lasse alors du premier. Bref : elle a eu en deux ou trois ans plus de partenaires que vous en dix et vous vous demandez si elle ne serait pas nymphomane. C'est bien ça une nymphomane non ? Une femme qui aime beaucoup les hommes, non ?


Pas tout à fait. A priori, Emilie est peut-être émotionnellement instable ou, tout simplement, a envie de s'amuser sans pour autant s'engager. Mais elle ne semble pas présenter le profile type d'une nymphomane, encore que celui-ci soit mal défini.

Issu des termes "nymphe", divinité féminine de l'antiquité gréco-romaine, et "manie", folie en latin, le mot nymphomane désigne une femme dont le désir sexuel n'est jamais assouvi, même lorsqu'elle a de nombreux rapports quotidiens, souvent avec plusieurs partenaires. Elle aura donc tendance à aguicher les hommes qui croisent son chemin, dans l'espoir de les convaincre d'avoir une relation sexuelle avec elle.

Conséquences sociales

On explique encore très mal les origines de la nymphomanie mais les experts s'accordent aujourd'hui à dire que ce trouble psychologique est source d'une grande souffrance pour la personne concernée, qui peut souvent, en outre, être l'objet de moqueries. La nymphomanie peut être classée dans les addictions, au même titre que l'alcoolisme ou la toxicomanie. Aujourd'hui, on parle d'ailleurs plus facilement d'addiction sexuelle ou d'hypersexualité.

 

Comment reconnaître la limite entre un comportement libéré et un comportement pathologique ? La frontière peut se révéler assez floue, mais l'on considère en général qu'il s'agit de nymphomanie lorsque les conséquences sur le plan social sont graves. En tout cas, il est abusif de traiter une femme qui change souvent de partenaire de nymphomane.

Et les hommes alors ? Peuvent-ils souffrir de nymphomanie ? Absolument, même si cela porte un autre nom. Non, on ne parle pas de donjuanisme mais de satyriasis.

Sommaire