Ce qu'il faut savoir pour éviter le burn-out Toutes les catégories socioprofessionnelles sont touchées

Quand on vous parle burn-out, vous imaginez tout de suite le jeune cadre dynamique à fortes responsabilités, croulant sous des dossiers tous plus urgents les uns que les autres ? Il y a du vrai, mais pas tant que ça.
En réalité, le terme burn-out est apparu pour la première fois dans les années 1970, pour décrire le syndrome d'épuisement qui touchait beaucoup de travailleurs sociaux et de personnes du monde médical et paramédical. Il est vrai que ces professions sont particulièrement exposées au stress. Etre confronté à la misère et à la maladie à longueur de journée est moralement épuisant. "Mais les faits ont prouvé que toutes les catégories socioprofessionnelles sont touchées", explique Catherine Vasey.
La psychologue admet tout de même recevoir, dans sa consultation, beaucoup de cadres et d'informaticiens. "Ce sont souvent des professions très statiques où l'on est très tendu. L'écran capte toute l'attention, on oublie tout le reste, on oublie de faire des pauses et même de manger et de boire", analyse-t-elle. 

Surcharge de travail

La position des cadres est elle aussi compliquée : ils ont souvent un rôle de tampon difficile à assumer. D'un côté, ils subissent les pressions de la direction dont ils essaient de protéger les employés. De l'autre, ils subissent souvent le mécontentement et les revendications de leurs équipes. Dans tous les cas, le cadre peut se sentir bien seul face à ses problèmes. Ne se sentir soutenu ni d'un côté ni de l'autre peut rapidement s'avérer épuisant. 

Autre point commun aux travailleurs touchés par le burn-out : la surcharge de travail et l'attitude de l'entreprise. Il s'agit en fait d'un tout : si l'employé est surchargé de travail mais que l'employeur se montre compréhensif et reconnaissant pour la tache accomplie, les choses peuvent s'arranger d'elles-mêmes. En revanche, lorsque le travailleur croule sous les dossiers et, lorsqu'il ose se plaindre, ne reçoit que des reproches sur son manque d'efficacité et d'organisation, il y a de bonnes chances pour qu'il finisse par ne plus supporter cette situation. Attention : tous les cas de burn-out ne relèvent pas non plus de ce cas de figure, certains salariés étant tout à fait capables de se mettre tout seuls une pression exagérée. 

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