Ce qu'il faut savoir pour éviter le burn-out Se sortir du burn-out

A l'heure actuelle, le burn-out peut être reconnu au titre de l'article L 461-1 du code de la sécurité sociale, mais uniquement si la maladie justifie une incapacité permanente de plus de 25 % et si un lien "direct et essentiel" avec le travail a été mis en évidence par un comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles. Seuls quelques dizaines de cas sont reconnus chaque année. Fin janvier, Technologia, qui est notamment intervenu chez France Télécom après la vague de suicides de 2008-2009 lançait un appel pour la reconnaissance par la sécurité sociale du "burn-out" via la création de trois nouveaux tableaux de maladies professionnelles: dépression d'épuisement, état de stress répété et anxiété généralisée.

Même si le fait de poser un vrai diagnostic sur les symptômes peut aider, il ne suffit pas de sortir de chez le médecin avec un nom de maladie pour aller mieux. Au contraire, guérir d'un burn-out prend du temps et passe par un véritable travail sur soi, pour lequel l'aide d'un professionnel est souvent nécessaire.

 "L'arrêt de travail est très souvent prescrit, mais ce n'est pas une obligation, indique Catherine Vasey. Certains patients préfèrent continuer à travailler, c'est au choix." Cependant, un arrêt de travail présente l'avantage de pouvoir se reposer et recharger les batteries. Il ne doit toutefois pas durer trop longtemps, sinon le patient risque de perdre confiance en lui et d'avoir encore plus de difficulté à retourner travailler.

 Autre recommandation capitale de la psychologue : avoir une activité physique d'au moins trente minutes par jour. Le burn-out est en partie dû à une accumulation de tensions non évacuées par l'activité physique. En faisant transpirer un peu l'organisme régulièrement, on se libère donc du stress accumulé. "Peu importe l'activité. Cela peut être un footing ou tout simplement descendre une station de métro plus tôt que votre arrêt, monter les escaliers plutôt que prendre l'ascenseur. Bref ! L'essentiel est d'avoir de l'exercice, au moins 30 minutes par jour", développe Catherine Vasey.

 Une partie essentielle du processus de guérison consiste à analyser ce qui a conduit au burn-out et à mettre en place des stratégies pour que cela ne se reproduise plus. On n'a que peu d'influence sur les facteurs externes. A part changer d'emploi, et encore, il est difficile de modifier les facteurs de stress liés au travail. En revanche, on peut tout à fait jouer sur les facteurs internes : apprendre à avoir des attentes moins importantes, moins se mettre la pression au niveau des délais et des finitions du travail, accepter de faire "bien" et non parfaitement...

 Il n'y a qu'en retournant au travail que l'on pourra mettre à l'épreuve ces nouvelles résolutions. C'est pourquoi on ne peut parler de guérison qu'une fois que la reprise de l'activité s'est effectuée correctement et que les nouvelles stratégies mises en place semblent fonctionner. 

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