Ce qu'il faut savoir pour éviter le burn-out Le burn-out, un mal occidental ?

"Burn-out"... Ce mot fait la une de tous les magazines français depuis quelques mois. En Suisse et au Québec, cela fait déjà plusieurs années qu'il est scruté à la loupe par les spécialistes.

Est-ce à dire que le burn-out serait un phénomène de mode ? Ou qu'il y en aurait de plus en plus, rapport à notre mode de vie hyperactif ? Phénomène de mode, sûrement pas. Ce serait réduire une véritable maladie au rang de gadget pratique pour obtenir un arrêt maladie. "Je ne saurais pas dire qu'il y a plus de burn-out aujourd'hui qu'hier, commente Catherine Vasey. Il se peut aussi, tout simplement, que le fait que le burn-out ait été médiatisé a libéré certaines personnes qui n'osaient pas parler de leur mal-être." S'ensuit alors une sorte de cercle : plus il y a de cas, plus les médias en parlent et plus ceux qui se taisaient osent en parler ou parviennent, tout simplement, à mettre un nom sur leur maladie.

Rapport au travail

Le burn-out constitue-t-il pour autant un mal typiquement occidental ? Pas occidental au sens strict du terme puisque les Japonais ont inventé un terme pour le désigner : le karochi. Ce phénomène est même probablement plus ancré au Pays du soleil levant que dans nos contrées européennes.

En revanche, cette maladie pourrait effectivement être plus développée dans les sociétés dites "modernes" ou "capitalistes". "Cela tient probablement à notre rapport au travail. Il est central dans la construction de notre identité, explique Catherine Vasey. La preuve : lorsque l'on rencontre quelqu'un, l'une des premières choses que l'on demande, c'est sa profession." Fatalement, lorsque cela ne va pas au travail, toute notre identité risque de se trouver remise en cause.

 

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