Burn-out. Littéralement, consumé jusqu'à ce que plus rien ne reste. Une belle image pour désigner celui qui a brûlé toute son énergie au service de son emploi, au point de ne plus avoir aucune réserve. En français, on parle d'épuisement professionnel. "Il s'agit effectivement d'un syndrome qui se développe en milieu professionnel, explique Catherine Vasey, psychologue, auteure de "Burn-out : le détecter et le prévenir". Le cadre de la vie privée joue souvent un rôle, mais il est secondaire. Par exemple, une personne dont le travail est extrêmement exigeant mais qui est bien entouré sur le plan privé a des chances de mieux gérer la fatigue et le stress qu'une personne qui n'est pas épanouie socialement."
Le burn-out est en réalité le fait d'un processus très mécanique et non psychique comme on l'imagine souvent. Le stress induit par une surcharge de travail provoque diverses réactions chimiques. En temps normal, ces réactions visent à produire des signaux d'alerte, qui peuvent déclencher la production d'énergie afin de fuir en courant, par exemple. Un peu sur le même modèle que l'animal qui, stressé par une agression extérieure, doit déguerpir le plus vite possible. C'est la fameuse montée d'adrénaline.
Il est alors souvent trop tard pour revenir en arrière : la personne est "en burn-out", complètement consumée, usée, démotivée. Des semaines de repos et/ou de thérapie seront probablement nécessaires pour qu'elle retrouve le goût de travailler. Loin de constituer une excuse de paresseux pour s'octroyer un congé maladie, le burn-out se manifeste au contraire chez ceux qui ont refusé de s'écouter et ont continué à s'épuiser au-delà de leurs limites.