Ce qu'il faut savoir pour éviter le burn-out Le burn-out, un épuisement typiquement professionnel

Plus de 3 millions d'actifs ont un risque élevé de faire un "burn-out", selon une étude du cabinet Technologia, qui lance un appel pour la reconnaissance par les autorités de ce syndrome d'épuisement professionnel.

Burn-out. Littéralement, consumé jusqu'à ce que plus rien ne reste. Une belle image pour désigner celui qui a brûlé toute son énergie au service de son emploi, au point de ne plus avoir aucune réserve. En français, on parle d'épuisement professionnel. "Il s'agit effectivement d'un syndrome qui se développe en milieu professionnel, explique Catherine Vasey, psychologue, auteure de "Burn-out : le détecter et le prévenir". Le cadre de la vie privée joue souvent un rôle, mais il est secondaire. Par exemple, une personne dont le travail est extrêmement exigeant mais qui est bien entouré sur le plan privé a des chances de mieux gérer la fatigue et le stress qu'une personne qui n'est pas épanouie socialement."
Le burn-out est en réalité le fait d'un processus très mécanique et non psychique comme on l'imagine souvent. Le stress induit par une surcharge de travail provoque diverses réactions chimiques. En temps normal, ces réactions visent à produire des signaux d'alerte, qui peuvent déclencher la production d'énergie afin de fuir en courant, par exemple. Un peu sur le même modèle que l'animal qui, stressé par une agression extérieure, doit déguerpir le plus vite possible. C'est la fameuse montée d'adrénaline. 

Dérèglement du corps

L'ennui, c'est que le stress produit au travail est rarement évacué par une activité physique. C'est même l'inverse : plus la charge de travail est importante, moins on a de temps pour se défouler. Les  signaux d'alerte s'accumulent donc dans l'organisme et finissent par dérégler l'ensemble de la machinerie, aussi bien physiquement que moralement. Généralement, le syndrome monte en puissance, lentement, souvent sans même que la victime s'en rende compte. Jusqu'à ce qu'il ne soit plus possible d'ignorer cette fatigue permanente et intense, ce manque de motivation pour aller travailler, ces symptômes de stress omniprésents, cette irritabilité... 

Il est alors souvent trop tard pour revenir en arrière : la personne est "en burn-out", complètement consumée, usée, démotivée. Des semaines de repos et/ou de thérapie seront probablement nécessaires pour qu'elle retrouve le goût de travailler. Loin de constituer une excuse de paresseux pour s'octroyer un congé maladie, le burn-out se manifeste au contraire chez ceux qui ont refusé de s'écouter et ont continué à s'épuiser au-delà de leurs limites.

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