Difficile de déterminer la meilleure attitude à adopter lorsqu'on a affaire à un hypocondriaque.
Le proche se retrouve tiraillé entre le désir d'apaiser les craintes du malade en le soutenant dans ses démarches, quitte à entretenir le phénomène, et celui de le bousculer pour lui faire prendre conscience qu'il n'a pas de maladie physique. Compatir permet effectivement de maintenir un lien avec l'hypocondriaque, d'éviter qu'il soit seul avec sa maladie. Mais puisqu'il a quelqu'un pour l'accompagner, pourquoi changerait-il d'attitude ?
D'un autre côté, partir brutalement ou refuser d'écouter l'autre ne semble pas non plus être une solution viable. "Je pense notamment à ceux qui ont supporté une telle situation pendant des années puis qui en ont eu marre et sont partis, précise la psychologue Michèle Declerck. Dans la majorité des cas, l'hypocondriaque s'effondre alors complètement."
Le rôle du médecin va aussi être d'orienter le malade vers un soutien psychologique. Mais là encore, il n'y parviendra souvent qu'au prix de gros efforts et après avoir épuisé toutes les autres possibilités.