Risque suicidaire : comment réagir La prévention est au quotidien

Campagnes d'information sur le tabagisme et ses risques, de sensibilisation au port du préservatif... Il est possible de mener des actions de prévention à l'attention du grand  public des gestes à faire contre un certain nombre de pathologies. Par contre, comment prévenir un phénomène tel que le suicide ? Est-il possible de mener des actions, à l'échelle personnelle ou nationale, pour éviter que des personnes ne passent à l'acte ?

Evidemment, les messages ne seront pas les mêmes selon le public auquel on s'adresse. Et puis il reste pratiquement impossible d'imaginer une campagne pour inciter les personnes à risque suicidaire à ne pas passer à l'acte. C'est pourquoi les campagnes de sensibilisation, d'information, que peuvent mener les différentes associations (Suicide-Ecoute, Sos Suicide Phénix, Union nationale pour la prévention du suicide), visent le plus souvent à alerter l'entourage. Signes révélateurs, conduite à tenir... Autant de bons conseils qui visent à renforcer la vigilance de l'entourage, bien souvent démuni lui aussi face à la détresse de l'un des leurs.

Dans le cadre scolaire

"Pour les jeunes, la prévention doit se faire dans le cadre scolaire, indique la présidente de l'association Suicide-Ecoute.  Il y a régulièrement des missions d'information et de prévention dans les lycées, les écoles d'infirmières, les universités. Les retours sont généralement très positifs, les jeunes sont très curieux, intéressés, posent beaucoup de questions et sont réellement touchés par le sujet. Educateur sportif, infirmière... Tous peuvent s'alerter et dialoguer avec le jeune en difficulté."

 

En ce qui concerne les personnes âgées, deux cas bien différents se présentent : lorsqu'ils vivent en institution et lorsqu'ils sont seuls chez eux.

"Dans le premier cas, c'est un problème évident de manque d'information et de formation du personnel par rapport au suicide et de manque d'effectifs dans bien des cas, déplore-t-elle. Une simple main posée sur l'épaule, un mot gentil ou une attention particulière peuvent faire des miracles". L'essentiel est de faire comprendre à ces personnes qu'elles ne sont pas inutiles, qu'elles sont comme nous et qu'elles se sentent exister en tant qu'être humains. "De gros progrès peuvent être faits même s'il ne faut pas oublier que le travail des personnels en maison de retraite est loin d'être évident, concède Mme Chaumeil-Gueguen.

"Pour ceux qui vivent seuls à la maison, là, par contre, il n'y a hélas pas grand-chose à faire. Ce problème appelle une réelle réflexion de la société. A part les éventuels aides-soignants et infirmières qu'ils peuvent rencontrer, il n'y a que très peu de moyens de prévention à mettre en œuvre."

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