Risque suicidaire : comment réagir Comment réagir face à une personne aux intentions suicidaires

Difficile de garder la tête froide et de savoir comment réagir face au désarroi d'un proche. On peut se sentir inutile, impuissant, voire coupable. C'est d'autant moins évident à gérer que l'on a des sentiments pour ces personnes et que l'on tient à elles. Pourtant, dans ces cas-là, il faut faire fi de ses propres peurs.. Attention, chaque cas est unique et il n'existe pas de recette magique pour soutenir une personne suicidaire. Fiez-vous à votre instinct et à votre bon sens avant tout et utilisez votre relation avec cette personne pour en tirer le meilleur parti. Les conseils qui suivent sont presque triviaux mais toujours utiles à rappeler. En cas de doute, n'hésitez surtout pas à faire appel à une association ou à un psychiatre pour vous aiguiller sur la conduite à adopter.

Lorsqu'on a des doutes sur les intentions suicidaires d'une personne, parler avec calme et raison du suicide sans avoir peur d'aborder le sujet est certainement la meilleure chose à faire. Il est possible que la personne se mette à pleurer, s'emmure dans un mutisme ou ne s'exprime qu'avec difficulté. C'est normal.

Demander ce qui ne va pas

Avant toute chose, établissez un climat de confiance avec la personne. Il faut également choisir le lieu et le moment. Et surtout, laissez la personne s'exprimer comme bon lui semble, sans la brusquer, sans la questionner de toute part ou lui faire la morale. Acceptez les silences, montrez-vous patient et calme.

"Acceptez les silences, montrez-vous patient et calme"

Il faut surtout lui demander ce qui ne va pas, pourquoi son comportement a changé. Bref, l'interroger sur son mal-être évident. Même si dans un premier temps il n'y a pas d'échange, le simple fait de lui montrer que quelqu'un s'intéresse à son sort et à elle ne peut que lui être bénéfique.

Il faut lui donner la possibilité de s'exprimer mais aussi lui montrer que l'on tient à elle et qu'on ne veut pas la voir partir. Essayez de repérer, dans son discours, s'il y a quand même des points positifs pour insister dessus et lui démontrer qu'elle a des raisons de continuer à vivre et des choses auxquelles se rattacher. "Ca n'est pas toujours évident bien sûr car ils sont tellement englués dans leurs souffrances et dans leurs idées noires qu'ils ne peuvent pas conceptualiser quelque chose de positif. On peut par exemple évoquer simplement la possibilité de reprendre une activité délaissée : "Même si tu te sens fatigué, tu pourrais quand même essayer de retourner à la piscine pour t'entraîner ".

 

Ne pas paniquer et se faire assister

N'hésitez pas à lui demander si elle a déjà pensé au suicide. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ça ne va pas lui mettre l'idée dans la tête. Au mieux, elle vous répondra non. Au pire, elle vous dira que oui. Si la réponse s'avère être positive, il ne faut pas paniquer, il ne faut pas rester seul avec cette confidence. A ce moment-là, il faut absolument faire appel à un tiers, quel qu'il soit, pour s'éclaircir les idées. L'idéal est d'aller en parler avec un professionnel de santé qui saura vous aiguiller et pourquoi pas, emmener ensuite la personne en détresse. Mais on peut également se tourner vers des associations. Le tout est d'en parler. Et puis ensuite, informer l'intéressé que l'on a cherché à se renseigner pour savoir comment l'aider au mieux. Il ne pourra qu'être sensible à cette marque d'affection et d'intérêt. Mais il faut garder à l'esprit aussi que ce genre de choses prend du temps et qu'il faut savoir se montrer patient et disponible. Et ça n'est pas forcément évident, d'où l'intérêt de se faire accompagner.

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