J'ai arrêté de fumer grâce à l'hypnose Les jours suivant la séance d'hypnose : la léthargie

durant les jours suivant la séance d'hypnose, caroline n'a plus d'énergie.
Durant les jours suivant la séance d'hypnose, Caroline n'a plus d'énergie. © JPC-prod-fotolia

Je comprends pourquoi on dit que la cigarette est un excitant. Dès le lendemain de ma séance d'hypnose, je me traîne comme jamais. C'est comme si je n'avais pas bu mon café du matin. Je baille, j'ai envie de dormir, je n'ai plus d'énergie. Cela dure comme ça pendant 4 ou 5 jours. J'ai l'impression d'être dans un état second, de manquer de concentration... Heureusement, je suis en congé, je n'ose même pas imaginer ce que cela aurait pu donner au bureau.

J'ai toujours des envies de fumer. Au bout de 48 heures, elles s'espacent fortement, mais elles se sont accrues en puissance. J'ai téléchargé une application sur mon smartphone qui me permet de suivre en temps réel le nombre de cigarettes que je n'ai pas fumé, ce que j'ai économisé, les bénéfices santé et bien-être que je récupère au fur et à mesure. Je découvre qu'au bout de deux jours je n'ai plus de nicotine dans le sang. Alors pourquoi, j'ai encore envie de fumer ?

A chaque fois que je cherche quelque chose dans mon sac, je pense à mon paquet de cigarettes qui n'y est plus. Je trouve les gens qui fument cools, sympas, j'ai envie de leur ressembler. J'ai à nouveau 15 ans et je suis en train de faire un choix : fumer et leur ressembler, ou pas et devenir une autre. Je surmonte. De toute façon, j'ai envie de dormir.

Mais la véritable épreuve approche : le mariage d'une amie. Si je ne fume pas une cigarette pendant le week-end, je pense que je serai sur la bonne voie. Evidemment, j'ai l'impression que 95 % des personnes présentes aux festivités fument. Je dois louper des discussions passionnantes dehors autour du cendrier. Mais tout se passe bien, j'ai des envies que je laisse passer de façon détachée. Il faut dire que je repense souvent aux paroles du médecin pendant l'hypnose "cela ne m'intéresse plus". Je résiste, et je suis très fière de moi. J'ai une amie qui prend de mes nouvelles et m'encourage. Elle a arrêté de fumer il y a presque 3 ans. "Tu vas te sentir libre", me dit-elle. 

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