J'ai arrêté de fumer grâce à l'hypnose Le choix de l'hypnose pour arrêter la cigarette

les économies réalisées peuvent être une motivation suffisante pour arrêter de
Les économies réalisées peuvent être une motivation suffisante pour arrêter de fumer. © Knut Wiarda - Fotolia.com

J'ai 32 ans. J'ai commencé à fumer au lycée, en seconde, pour faire comme tout le monde, me donner une contenance, me cacher derrière une blonde à griller. Comme j'ai arrêté pendant 3 ans, que j'ai eu aussi ma période "fumeuse mondaine" où je ne fumais que lorsque j'étais en soirée, on va dire que j'ai donc côtoyé quotidiennement la cigarette pendant 15 ans.

Wahou. Ne faisons pas le calcul de ce que j'ai pu dépenser chez le buraliste ni un sermon sur tout le capital santé que j'ai déjà entamé. Je pense que cela nous donnerait le tournis et ce n'est pas le propos de cet article. En clair, il était temps que je me débarrasse de ma copine nicotine. Je n'avais pas envie de passer par des méthodes comme les substituts nicotiniques, je voulais que ce soit rapide et indolore (évidemment cela ne l'a pas été et ne l'est toujours pas). Mais j'étais intriguée par des méthodes "douces" comme l'acupuncture ou l'hypnose. J'avais déjà échangé avec des personnes qui avaient testé les deux, avec plus ou moins de succès, mais qui étaient toutes satisfaites de leur expérience. On m'a recommandé un bon acupuncteur près de chez moi. Dans un premier temps, j'étais partie sur cette option.

Puis, j'ai dîné avec des amies avec lesquelles j'ai discuté de ma nouvelle obsession – arrêter de fumer – et qui avaient les coordonnées d'un médecin pratiquant l'hypnose. Deux de leurs collègues s'étaient faites hypnotiser pour sevrage tabagique : la première avait réussi, la seconde avait replongé dans un contexte assez particulier. Pourquoi pas après tout ? Bien que l'idée de l'hypnose m'angoissait un peu – est-ce que cela ne va pas révéler des choses bizarres que j'ai enfouies en moi ? vais-je vraiment être inconsciente ? suis-je assez bête pour croire en l'hypnose ? – j'ai décidé de contacter ce médecin. Après avoir laissé un message sur son répondeur, celui-ci me rappelle deux jours plus tard pour discuter du mode opératoire. Il me dit que c'est efficace, évidemment, qu'une deuxième séance peut être nécessaire, mais qu'en général une seule suffit. Une séance dure une heure et se compose d'un entretien, puis de l'hypnose à proprement parler. Il évoque le tarif. Aïe, c'est cher. Très cher. Mais je fais rapidement le calcul dans ma tête, si cela fonctionne j'aurai rentabilisé cette méthode en un mois et demi d'arrêt du tabac. Je peux avoir un rendez-vous la veille de mes congés. J'hésite deux secondes et je dis oui. Je vais bientôt savoir si mes deux cents euros vont être bien investis.

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