L'alcool, c'est terminé "Je me croyais plus fort que l'alcool"

la boisson est le meilleur et souvent le seul ami de l'alcoolique.
La boisson est le meilleur et souvent le seul ami de l'alcoolique. © Richard Villalon - Fotolia.com

Derrière chaque personne souffrant d'alcoolisme, se cache une histoire, un chemin, une voie qui mène tout d'abord à l'alcool puis, petit à petit, vers une porte de sortie, une issue à ce calvaire quotidien.

 

 Margot  : "Mon filleul me portait sans rien demander mon verre d'apéro avec la bouteille, il avait 5 ans."

Isabelle : "Le tremblement de mes mains, mes pensées tournées vers l'alcool montraient ma dépendance et le manque. L'alcool est insidieux : il vous "aide" de temps à autre à supporter un moment difficile, puis de plus en plus régulièrement. Un jour, il devient indispensable et se transforme en enfer. On a honte. On se ment à soi-même, on ment aux autres, on se cache, on a des vertiges, des nausées, mais on continue à boire."

"Un jour, l'alcool devient indispensable et se transforme en enfer"

Denis : "Enfant d'une famille rurale de 9 enfants, je buvais du cidre dès 12 ans. Puis du vin vers 17 ans aux vendanges. Cela a continué. Marié en 1987 mais malheureux sexuellement, l'alcool a été un refuge (tu me prives de sexe, tu ne me priveras pas d'alcool), jusqu'au jour où j'avais atteint le moment où l'on décide d'arrêter. J'ai donc voulu me débarrasser de l'alcool, croyant que nous formions un couple à 3 (moi, elle et l'alcool). Cela fut pour moi une formalité (...). A cette époque, le couple allait toujours mal et ma femme parlait divorce mais pas à cause de l'alcool qui était pour elle seulement un facteur aggravant. Ce que je ne savais pas, c'est que le couple à 3 était en fait un couple à 4 car ma femme avait un amant." 

 

 

"Impossible de m'en empêcher (malgré tous les serments que je me faisais)"

Jeannot : "Depuis tout jeune, je buvais beaucoup et la dérive est survenue ; impossible de m'en empêcher (malgré tous les serments que je me faisais quand j'étais à peu près lucide). Un enfer que je ne souhaite à personne de connaître (même pas à mon pire ennemi)."

Marie : "J'ai commencé à boire à l'âge de 27 ans, de bouteille en bouteille, jusqu'à 10 bouteilles de bière par jour. Je ne pouvais plus fonctionner qu'avec cette dose."

Charles : "J'ai bu dès l'âge de 12 ans et j'ai su très vite que j'étais alcoolique. Par contre je me croyais plus fort que l'alcool. Je n'ai enfin voulu réellement m'en sortir que lorsque ma vie est devenue un enfer, lorsqu'il ne me fut à la fois plus possible de vivre avec l'alcool ni sans l'alcool. J'ai connu les asiles psychiatriques et la rue. Sur les dernières années, ma famille et mes amis ne voulaient plus me voir. Mon travail ne voulait plus de moi. Rien de tout cela ne m'a empêché de boire. Quand cela est devenu insupportable j'ai tout essayé pour m'en sortir seul et je n'y suis pas arrivé. Cela a duré 6 ans."

 

 

 

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