Addiction et dépendance : comment s'en sortir ? L'entourage doit en parler et proposer son aide

l'accompagnement et le soutien des proches sont indispensables pour la personne
L'accompagnement et le soutien des proches sont indispensables pour la personne dépendante. © JPC-PROD - Fotolia

Difficile pour l'entourage de savoir quoi faire lorsqu'une conduite addictive est repérée. Le Dr Lowenstein conseille : "Dès qu'il y a des signes qui inquiètent : troubles du sommeil, changement dans la relation aux autres, humeur variable... il ne faut pas hésiter et en parler avec la personne."

Il est important d'être dans la communication le plus tôt possible (après les premiers signes ou soupçons) pour éviter que le sujet ne devienne un tabou plus tard. Attendre avant d'en parler n'est pas forcément bénéfique : les personnes témoins de l'addiction souffrent de ne pouvoir rien faire et la personne dépendante n'ose aborder le sujet par honte.

"On revient à l'image de la douleur : quand on souffre, il faut en parler pour obtenir un soulagement", ajoute le Dr Lowenstein.

Chercher avant tout à aider

Néanmoins, il faut être prudent dans sa démarche et choisir ses mots. Ce n'est pas toujours simple d'en parler. C'est pourquoi il est important d'évoquer l'aide que l'on peut apporter plutôt que les reproches.

Si un de vos proches semblent avoir une conduite addictive, à un produit ou comportementale, l'important est de lui dire que vous pouvez l'aider et de proposer votre soutien, sans l'accuser de son addiction. "Ce n'est pas évident, mais il faut avant tout chercher à l'aider", précise le Dr Lowenstein.

Dans un second temps, il faut soutenir la personne en l'accompagnant dans sa démarche de soin : "il est indispensable de prendre la personne par la main pour l'emmener chez le généraliste ou pour effectuer un test de dépistage. Toutes ces étapes nécessitent un soutien important."

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