Addiction et dépendance : comment s'en sortir ? Des addictions pas sans conséquences

l'anorexie est une addiction comportementale plus répandue chez les femmes que
L'anorexie est une addiction comportementale plus répandue chez les femmes que les hommes. © Xenia-Luise - Fotolia

Il existe également des dépendances sans produit : ce sont les addictions comportementales. Anorexie, boulimie, accro aux jeux d'argent, au sport, au shopping ou addiction au sexe, les troubles du comportement semblent tous reliés à la dépendance. Le Dr Lowenstein nous explique : "Concernant l'anorexie, il faut sortir les patients de la faute : ce n'est pas un trouble du comportement de la volonté, c'est une maladie. Ces troubles du comportement entraînent des modifications dans les circuits cérébraux qui ne sont pas liés à la volonté, car celle-ci est inefficace dans l'addiction. Du coup, la volonté de changer ne "suffira" pas à guérir.

 Pour le jeu, le sujet a été beaucoup étudié et on a remarqué des palpitations, de la tension artérielle, et d'autres effets similaires aux effets des drogues. On parle donc en effet d'addiction.

 Pour l'addiction au sexe, il faut être prudent et ne pas la confondre avec l'hyperactivité sexuelle qui correspond à une activité compulsive, un besoin important de sexe, sans comportement addictif. Il existe dans certains cas de réelles addictions au sexe mais qui sont rares.

 Pour le shopping, attention, il s'agit le plus souvent d'une conséquence d'un trouble de l'humeur associé. Lorsque ce trouble est traité, on voit une disparition du shopping compulsif, ce qui n'est pas le cas avec les addictions aux drogues, par exemple. C'est donc plutôt un symptôme."

Des addictions "moins graves"

"Globalement, les addictions comportementales sont généralement moins graves que les addictions à un produit, mais pas sans conséquences(plan personnel, social, professionnel...) ! Elles ne sont pas toxiques pour l'organisme comme peuvent l'être les drogues. En plus, ce type d'addictions n'entraînent généralement pas systématiquement de dérèglement au niveau du cerveau."

La prise en charge des addictions comportementales n'est pas la même qu'en cas de prise de substances psychoactives puisqu'elles n'entraînent pas de conséquences néfastes sur la santé du dépendant comme peuvent le faire les produits toxiques. Cependant, des effets proches sur le cerveau existent et une prise en charge médicale peut être indispensable pour aider ces patients.

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