Alcool et dépendance : un test en ligne pour évaluer les risques

Un alcoolomètre vient d’être mis en ligne pour permettre aux internautes d’évaluer le degré de risque de leur consommation d’alcool, et d’agir en conséquence. Explications.

Alcool et dépendance : un test en ligne pour évaluer les risques
© belahoche

Buvez-vous trop d’alcool ? Pour vous aidez à y voir plus clair, vous pouvez désormais faire le test mis en ligne sur le site Alcool Info Service. Cet alcoolomètre est un outil qui, grâce à une série de 12 questions, permet d’évaluer sa consommation d’alcool et de déceler un éventuel risque de dépendance.

Un test pour réduire sa consommation d’alcool. Ce test en ligne décèle si la consommation de l’internaute présente un risque faible, élevé ou une suspicion de dépendance. En amont de la mise en ligne de ce test, l’Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) "a mené une étude expérimentale auprès de buveurs à risque (buvant au moins 17 verres par semaine).  Après six semaines de suivi, cette étude a montré que l’alcoomètre permettait à ses utilisateurs de diminuer leur consommation hebdomadaire de 3,3 verres" expliquent ainsi l’Inpes et l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) dans un communiqué daté du 9 juin 2015.

Pas plus de deux verres par jour. Ce test est destiné aux adultes "à risque", c'est-à-dire qui consomment plus que les quantités maximales recommandées : deux verres de vin par jour pour une femme et trois pour un homme. La consommation d’alcool est par ailleurs fortement déconseillée aux femmes enceintes. Ce test met également l’accent sur les pratiques extrêmes, couramment exercées par les jeunes (consommation excessive induisant des comportements violents, des conduites à risque, des pertes de mémoire…). Les résultats tiennent ainsi comptent de l’âge de la personne et établissent une comparaison avec les résultats moyens de la même tranche d’âge.  

Inciter à un suivi personnalisé. Si la consommation est considérée à risque (dépendance, risques hépatiques ou cardiovasculaires), le site propose à l'utilisateur un programme d’aide personnalisé en ligne. "Il est alors interrogé sur ses motivations, ses peurs liées à une réduction de sa consommation et est incité à analyser ses habitudes de consommation". L’objectif : "définir des objectifs réalistes de réduction de sa consommation" notamment grâce à un carnet de consommation qui permet d’ "évaluer son envie de boire et de mesurer son bien-être physique et psychique". De plus, "en se connectant régulièrement sur le programme, l’internaute pourra mesurer concrètement les résultats de ses efforts : une page de bilan lui montre en effet l’évolution de sa consommation d’alcool et d’autres indicateurs sous forme de graphiques, et propose des commentaires adaptés à sa situation", expliquent l’InVs et l’Inpes. De même, l’internaute peut participer aux forums et discuter par chat avec des spécialistes, tout en sachant que le numéro d’urgence non surtaxé d’Alcool Info Service (0 980 980 930) est disponible de 8h à 2h, 7 jours sur 7.

Et pourtant, la publicité sur l’alcool vient d’être facilitée. Les députés ont adopté cette nuit un amendement à la loi Macron rendant plus souple la question de la publicité de l’alcool dans la loi Evin de 1991 : malgré l’avis de la Ministre de la Santé Marisol Touraine, il sera désormais possible d’informer sur l’alcool sans que cela soit reconnu comme publicité, simplifiant considérablement la promotion de ce produit. Une mesure inquiétante au regard des derniers chiffres de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) qui classaient la France parmi les plus gros consommateurs d’alcool.

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